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Terminale Spé Maths / Chapitre 10 : Vecteurs, droites et plans de l'espace / Annales du bac

Bac 2023, Polynésie : exercice 2

14 mars 2023 · jour 2 · 5 points

L'espace est muni d'un repère orthonormé (O ; ı⃗, ȷ⃗, k⃗)\left(\mathrm{O}\,;\,\vec{\imath},\,\vec{\jmath},\,\vec{k}\right).

On considère :

  • le point A(1  ;  −1  ;  −1)(1\;;\;-1\;;\;-1)

  • le plan P1\mathcal{P}_1, d'équation : 5x+2y+4z=175x +2y + 4z= 17

  • le plan P2\mathcal{P}_2 d'équation : 10x+14y+3z=1910x+ 14y + 3z = 19

  • la droite D\mathcal{D} de représentation paramétrique :

    {x=1+2ty=−tz=3−2touˋ  t deˊcrit R.\left\{\begin{array}{l c l} x &=& 1+2t\\ y &=& - t\\ z&=&3-2t \end{array}\right. \quad \text{où } \,t \,\text{décrit } \mathbb{R}.

  1. Justifier que les plans P1\mathcal{P}_1 et P2\mathcal{P}_2 ne sont pas parallèles.

  2. Démontrer que D\mathcal{D} est la droite d'intersection de P1\mathcal{P}_1 et P2\mathcal{P}_2.

    1. Vérifier que A n'appartient pas à P1\mathcal{P}_1.

    2. Justifier que A n'appartient pas à D\mathcal{D}.

  3. Pour tout réel tt, on note MM le point de D\mathcal{D} de coordonnées (1+2t  ;  −t  ;  3−2t)(1 +2t\;;\;-t\;;\;3 - 2t).

    On considère alors la fonction ff qui à tout réel tt associe AM2M^2, soit f(t)=AM2f(t) = \text{A}M^2.

    1. Démontrer que pour tout réel tt, on a: f(t)=9t2−18t+17f(t) = 9t^2 - 18t + 17.

    2. Démontrer que la distance AM est minimale lorsque MM a pour coordonnées (3  ;  −1  ;  1)(3\;;\;-1\;;\;1).

  4. On note H le point de coordonnées (3  ;  −1  ;  1)(3\;;\;-1\;;\;1).

    Démontrer que la droite (AH) est perpendiculaire à D\mathcal{D}.

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Question 1. Un vecteur normal à P1\mathcal{P}_1 est n1⃗(5 ; 2 ; 4)\vec{n_1}(5\,;\,2\,;\,4) et un vecteur normal à P2\mathcal{P}_2 est n2⃗(10 ; 14 ; 3)\vec{n_2}(10\,;\,14\,;\,3), d'après les coefficients de leurs équations cartésiennes.

Deux plans sont parallèles si et seulement si leurs vecteurs normaux sont colinéaires. On compare les coordonnées :

105=2et142=7.\dfrac{10}{5} = 2 \qquad \text{et} \qquad \dfrac{14}{2} = 7.

Les rapports ne sont pas égaux, donc il n'existe aucun réel λ\lambda tel que n2⃗=λ n1⃗\vec{n_2} = \lambda\,\vec{n_1} : les vecteurs n1⃗\vec{n_1} et n2⃗\vec{n_2} ne sont pas colinéaires.

Donc les plans P1\mathcal{P}_1 et P2\mathcal{P}_2 ne sont pas parallèles.

Question 2. Les plans P1\mathcal{P}_1 et P2\mathcal{P}_2 ne sont pas parallèles : ils sont donc sécants, et leur intersection est une droite.

Soit M(1+2t ; −t ; 3−2t)M(1+2t\,;\,-t\,;\,3-2t) un point quelconque de D\mathcal{D}, avec t∈Rt \in \mathbb{R}. On remplace ses coordonnées dans l'équation de P1\mathcal{P}_1 :

5(1+2t)+2(−t)+4(3−2t)=5+10t−2t+12−8t=17.\begin{aligned} 5(1+2t) + 2(-t) + 4(3-2t) &= 5 + 10t - 2t + 12 - 8t \\ &= 17. \end{aligned}

Puis dans l'équation de P2\mathcal{P}_2 :

10(1+2t)+14(−t)+3(3−2t)=10+20t−14t+9−6t=19.\begin{aligned} 10(1+2t) + 14(-t) + 3(3-2t) &= 10 + 20t - 14t + 9 - 6t \\ &= 19. \end{aligned}

Donc tout point de D\mathcal{D} appartient à P1\mathcal{P}_1 et à P2\mathcal{P}_2 : la droite D\mathcal{D} est contenue dans l'intersection P1∩P2\mathcal{P}_1 \cap \mathcal{P}_2.

Or cette intersection est une droite, et D\mathcal{D} est une droite contenue dans cette droite : elles sont égales.

Donc D\mathcal{D} est la droite d'intersection des plans P1\mathcal{P}_1 et P2\mathcal{P}_2.

Question 3.

a) On remplace les coordonnées de A(1 ; −1 ; −1)\mathrm{A}(1\,;\,-1\,;\,-1) dans le membre de gauche de l'équation de P1\mathcal{P}_1 :

5×1+2×(−1)+4×(−1)=5−2−4=−1.5 \times 1 + 2 \times (-1) + 4 \times (-1) = 5 - 2 - 4 = -1.

Or −1≠17-1 \neq 17. Donc le point A\mathrm{A} n'appartient pas à P1\mathcal{P}_1.

b) D'après la question 2, la droite D\mathcal{D} est contenue dans P1\mathcal{P}_1 : tout point de D\mathcal{D} appartient à P1\mathcal{P}_1.

D'après la question précédente, A∉P1\mathrm{A} \notin \mathcal{P}_1.

Donc le point A\mathrm{A} n'appartient pas à la droite D\mathcal{D}.

Question 4.

a) Pour tout réel tt, on calcule les coordonnées du vecteur AM→\overrightarrow{\mathrm{A}M} :

AM→(1+2t−1 ; −t−(−1) ; 3−2t−(−1)),soitAM→(2t ; 1−t ; 4−2t).\overrightarrow{\mathrm{A}M}\left(1 + 2t - 1\,;\,-t - (-1)\,;\,3 - 2t - (-1)\right), \quad \text{soit} \quad \overrightarrow{\mathrm{A}M}(2t\,;\,1 - t\,;\,4 - 2t).

Le repère est orthonormé, donc

f(t)=AM2=(2t)2+(1−t)2+(4−2t)2=4t2+(1−2t+t2)+(16−16t+4t2)=9t2−18t+17.\begin{aligned} f(t) = \mathrm{A}M^2 &= (2t)^2 + (1-t)^2 + (4-2t)^2 \\ &= 4t^2 + \left(1 - 2t + t^2\right) + \left(16 - 16t + 4t^2\right) \\ &= 9t^2 - 18t + 17. \end{aligned}

Donc, pour tout réel tt, f(t)=9t2−18t+17f(t) = 9t^2 - 18t + 17.

b) La fonction ff est un polynôme, donc dérivable sur R\mathbb{R}, et pour tout réel tt :

f′(t)=18t−18=18 (t−1).f'(t) = 18t - 18 = 18\,(t - 1).

On étudie le signe de f′f' :

  • pour t<1t < 1, f′(t)<0f'(t) < 0 : ff est strictement décroissante sur ]−∞ ; 1]]-\infty\,;\,1]

  • pour t>1t > 1, f′(t)>0f'(t) > 0 : ff est strictement croissante sur [1 ; +∞[[1\,;\,+\infty[.

Donc ff admet un minimum en t=1t = 1, et

f(1)=9−18+17=8.f(1) = 9 - 18 + 17 = 8.

(On retrouve ce résultat avec la forme canonique : f(t)=9(t−1)2+8⩾8f(t) = 9(t-1)^2 + 8 \geqslant 8, avec égalité si et seulement si t=1t = 1.)

Pour tout tt, AM=f(t)\mathrm{A}M = \sqrt{f(t)}, et la fonction racine carrée est strictement croissante sur [0 ; +∞[[0\,;\,+\infty[. Donc AM\mathrm{A}M et AM2\mathrm{A}M^2 sont minimales pour la même valeur de tt, c'est-à-dire t=1t = 1.

Pour t=1t = 1, le point MM a pour coordonnées (1+2 ; −1 ; 3−2)=(3 ; −1 ; 1)(1 + 2\,;\,-1\,;\,3 - 2) = (3\,;\,-1\,;\,1).

Donc la distance AM\mathrm{A}M est minimale lorsque MM a pour coordonnées (3 ; −1 ; 1)(3\,;\,-1\,;\,1), et ce minimum vaut 8=22\sqrt{8} = 2\sqrt{2}.

Réponse : minimum de AM2\mathrm{A}M^2 égal à 88, atteint en t=1t = 1, c'est-à-dire en M(3 ; −1 ; 1)M(3\,;\,-1\,;\,1).

Question 5. Le point H(3 ; −1 ; 1)\mathrm{H}(3\,;\,-1\,;\,1) correspond à la valeur t=1t = 1 du paramètre : il appartient à la droite D\mathcal{D}.

Un vecteur directeur de D\mathcal{D} se lit sur les coefficients de tt dans la représentation paramétrique : u⃗(2 ; −1 ; −2)\vec{u}(2\,;\,-1\,;\,-2).

On calcule les coordonnées de AH→\overrightarrow{\mathrm{AH}} :

AH→(3−1 ; −1−(−1) ; 1−(−1))=AH→(2 ; 0 ; 2).\overrightarrow{\mathrm{AH}}(3 - 1\,;\,-1 - (-1)\,;\,1 - (-1)) = \overrightarrow{\mathrm{AH}}(2\,;\,0\,;\,2).

Le repère est orthonormé, donc le produit scalaire se calcule avec les coordonnées :

AH→⋅u⃗=2×2+0×(−1)+2×(−2)=4+0−4=0.\overrightarrow{\mathrm{AH}} \cdot \vec{u} = 2 \times 2 + 0 \times (-1) + 2 \times (-2) = 4 + 0 - 4 = 0.

Les vecteurs AH→\overrightarrow{\mathrm{AH}} et u⃗\vec{u} sont donc orthogonaux : les droites (AH)(\mathrm{AH}) et D\mathcal{D} sont orthogonales.

De plus, H\mathrm{H} appartient à D\mathcal{D} et à (AH)(\mathrm{AH}) : ces deux droites sont sécantes en H\mathrm{H}.

Donc la droite (AH)(\mathrm{AH}) est perpendiculaire à D\mathcal{D}.

Points clés attendus

  • Justifier le non-parallélisme des plans par la non-colinéarité des vecteurs normaux, en comparant explicitement les coordonnées.

  • Pour l'intersection : vérifier que les coordonnées du point courant de D\mathcal{D} satisfont les deux équations, puis conclure à l'égalité des droites.

  • Utiliser D⊂P1\mathcal{D} \subset \mathcal{P}_1 pour justifier que A∉D\mathrm{A} \notin \mathcal{D}.

  • Développer correctement f(t)=AM2f(t) = \mathrm{A}M^2 et justifier que le minimum de AM\mathrm{A}M est atteint au même tt que celui de AM2\mathrm{A}M^2.

  • Pour la perpendicularité : produit scalaire nul et point commun H\mathrm{H} (orthogonales et sécantes).

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  • Exercice 1 · 5 points · Suites · Succession d'épreuves et loi binomiale
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Revoir le cours

Source : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2023 (Polynésie, 14 mars 2023 (jour 2)), ministère de l'Éducation nationale. Énoncé mis en forme pour le web à partir du tapuscrit de l'APMEP (Denis Vergès) ; figures issues des fichiers de l'APMEP. En cas de doute sur un détail, le sujet officiel fait foi.

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