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Terminale Spé Maths

Guide de rédaction : ce que le correcteur attend

Au bac, un résultat juste mais non justifié rapporte peu. Une copie bien rédigée, c'est une copie où le correcteur peut suivre ton raisonnement sans avoir à deviner.

Ce guide te donne les règles, les phrases-types et les modèles à réutiliser dans tous les chapitres. Chaque chapitre a ensuite son propre guide de rédaction.

🎯 Le principe

Chaque affirmation doit être justifiée par un calcul, une propriété ou un théorème que tu nommes, dont tu as vérifié les hypothèses.

Si tu peux remplacer ta phrase par « on voit que… », c'est qu'il manque une justification.

1. Les six règles d'or

  1. Annonce ce que tu démontres. « Montrons que… », « Cherchons… ». Le correcteur sait où tu vas.
  2. Justifie chaque étape : calcul écrit, propriété citée, théorème nommé.
  3. Vérifie les hypothèses avant de citer un théorème : continuité, dérivabilité, monotonie, signe, domaine de définition.
  4. Écris des phrases complètes avec des connecteurs : « or », « donc », « ainsi », « comme », « d'où ».
  5. Conclus chaque question par une phrase, et encadre ou souligne le résultat final.
  6. Reste sur la question posée. Un calcul inutile n'est pas un bonus : c'est du temps perdu et un risque d'erreur.

2. Théorème, hypothèses à écrire, phrase-type

Suites

Raisonnement par récurrence. « Soit P(n)P(n) la propriété … Initialisation : … donc P(n0)P(n_0) est vraie.

Hérédité : soit k≥n0k\ge n_0 un entier fixé tel que P(k)P(k) est vraie.

Montrons que P(k+1)P(k+1) est vraie. … (utilisation de l'hypothèse de récurrence) … Donc P(k+1)P(k+1) est vraie.

Conclusion : P(n0)P(n_0) est vraie et PP est héréditaire, donc P(n)P(n) est vraie pour tout entier n≥n0n\ge n_0. »

Convergence monotone. « La suite (un)(u_n) est croissante et majorée par MM. Donc, d'après le théorème de convergence monotone, elle converge. » (Ou décroissante et minorée.)

Passage à la limite dans un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n). « La suite (un)(u_n) converge vers un réel ℓ\ell, et ℓ\ell appartient à l'intervalle II (car un∈Iu_n\in I pour tout nn).

La fonction ff est continue sur II.

En passant à la limite dans un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n), on obtient ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell). »

Limites, continuité, dérivation

Comparaison. « Pour tout n≥n0n\ge n_0, un≥vnu_n\ge v_n, et lim⁡vn=+∞\lim v_n=+\infty. Donc, d'après le théorème de comparaison, lim⁡un=+∞\lim u_n=+\infty. »

Gendarmes. « Pour tout n≥n0n\ge n_0, vn≤un≤wnv_n\le u_n\le w_n, avec lim⁡vn=lim⁡wn=ℓ\lim v_n=\lim w_n=\ell. Donc, d'après le théorème des gendarmes, lim⁡un=ℓ\lim u_n=\ell. »

Opérations sur les limites. « Par somme… », « Par produit… », « Par quotient… ». Pour un quotient, précise que la limite du dénominateur est non nulle, ou étudie son signe si elle est nulle.

Composition. « Comme lim⁡x→au(x)=b\displaystyle\lim_{x\to a}u(x)=b et lim⁡y→bv(y)=c\displaystyle\lim_{y\to b}v(y)=c, par composition lim⁡x→av(u(x))=c\displaystyle\lim_{x\to a}v(u(x))=c. »

Croissances comparées. « Par croissances comparées, lim⁡x→+∞xne−x=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}x^ne^{-x}=0. »

Asymptote. « Comme lim⁡x→+∞f(x)=B\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=B, la droite d'équation y=By=B est asymptote horizontale à la courbe C\mathcal C en +∞+\infty. » (De même pour x=ax=a avec une limite infinie en aa.)

Corollaire du théorème des valeurs intermédiaires. « La fonction ff est continue et strictement monotone sur [a ;b][a\,;b], et kk est compris entre f(a)f(a) et f(b)f(b). Donc, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=kf(x)=k admet une unique solution dans [a ;b][a\,;b]. »

Dérivabilité. « La fonction ff est dérivable sur R\R comme quotient de fonctions dérivables sur R\R dont le dénominateur ne s'annule pas. »

Signe et variations. « Pour tout réel xx, ex>0e^x>0. Donc f′(x)f'(x) est du signe de … Ainsi f′(x)>0f'(x)>0 sur II, donc ff est strictement croissante sur II. »

Convexité. « ff est deux fois dérivable sur II et f′′(x)=⋯≥0f''(x)=\dots\ge0. Donc ff est convexe sur II. Sa courbe est au-dessus de ses tangentes. »

Trigonométrie, primitives, équations différentielles

Équation trigonométrique. « Comme cos⁡π3=12\cos\dfrac\pi3=\dfrac12, l'équation s'écrit cos⁡x=cos⁡π3\cos x=\cos\dfrac\pi3. Donc x=π3+2kπx=\dfrac\pi3+2k\pi ou x=−π3+2kπx=-\dfrac\pi3+2k\pi, avec k∈Zk\in\mathbb Z. Dans ]−π ;π]]-\pi\,;\pi], les solutions sont … »

Parité et périodicité. « ff est définie sur R\R, et pour tout xx, f(−x)=−f(x)f(-x)=-f(x) : ff est impaire. De plus f(x+2π)=f(x)f(x+2\pi)=f(x) : ff est 2π2\pi-périodique. On étudie donc ff sur [0 ;π][0\,;\pi]. »

Primitive. « ff est de la forme u′unu'u^n avec u(x)=…u(x)=\dots et u′(x)=…u'(x)=\dots. Donc les primitives de ff sont les fonctions F(x)=⋯+CF(x)=\dots+C, avec C∈RC\in\R. » Vérifie en dérivant.

Équation différentielle. « L'équation équivaut à y′=ay+by'=ay+b avec a=…a=\dots et b=…b=\dots. Les solutions sont les fonctions y(x)=Ceax−bay(x)=Ce^{ax}-\dfrac ba, avec C∈RC\in\R. La condition y(x0)=y0y(x_0)=y_0 donne C=…C=\dots »

Calcul intégral

Intégrale. « ff est continue sur [a ;b][a\,;b] et FF est une primitive de ff. Donc ∫abf(x) dx=[F(x)]ab=F(b)−F(a)\displaystyle\int_a^bf(x)\,dx=\Big[F(x)\Big]_a^b=F(b)-F(a). »

Aire. « ff est continue et positive sur [a ;b][a\,;b]. Donc l'aire du domaine est ∫abf(x) dx\displaystyle\int_a^bf(x)\,dx unités d'aire. » Entre deux courbes : « haut −- bas », après avoir justifié la position relative.

Intégration par parties. « On pose u′(x)=…u'(x)=\dots et v(x)=…v(x)=\dots. Alors u(x)=…u(x)=\dots et v′(x)=…v'(x)=\dots. Les fonctions uu et vv sont de classe C1C^1. Par intégration par parties : ∫abu′v=[uv]ab−∫abuv′\displaystyle\int_a^bu'v=\Big[uv\Big]_a^b-\int_a^buv'. »

Dénombrement et probabilités

Modèle. « On tire simultanément 44 boules parmi 1212 : sans ordre, sans répétition. Il y a (124)\dbinom{12}4 tirages. »

Principe multiplicatif. « On choisit successivement … (n1n_1 choix), puis … (n2n_2 choix). D'après le principe multiplicatif, il y a n1×n2n_1\times n_2 possibilités. »

Complémentaire. « Le contraire de « au moins un » est « aucun ». Il y a … cas sans aucun, donc … cas avec au moins un. »

Probabilité. « Le tirage est fait au hasard : les issues sont équiprobables. ∣Ω∣=…|\Omega|=\dots, ∣A∣=…|A|=\dots, donc P(A)=∣A∣∣Ω∣=…P(A)=\dfrac{|A|}{|\Omega|}=\dots »

Probabilités totales. « (A,A‾)\left(A,\overline A\right) est une partition de l'univers. D'après la formule des probabilités totales, P(B)=P(A)PA(B)+P(A‾)PA‾(B)P(B)=P(A)P_A(B)+P\left(\overline A\right)P_{\overline A}(B). »

Loi binomiale. « On répète nn fois, de façon identique et indépendante, une épreuve de Bernoulli de paramètre pp (succès : …).

Soit XX le nombre de succès.

Donc XX suit la loi binomiale B(n,p)\mathcal B(n,p). » Puis P(X=k)=(nk) pk(1−p)n−kP(X=k)=\dbinom nk\,p^k(1-p)^{n-k}, E(X)=npE(X)=np, V(X)=np(1−p)V(X)=np(1-p).

Variance d'une somme. « Les variables XX et YY sont indépendantes, donc V(X+Y)=V(X)+V(Y)V(X+Y)=V(X)+V(Y). » Les variances s'additionnent, jamais les écarts-types.

Bienaymé-Tchebychev. « XX a pour espérance μ\mu et pour variance VV. D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, pour δ>0\delta>0, P(∣X−μ∣≥δ)≤Vδ2P\big(|X-\mu|\ge\delta\big)\le\dfrac V{\delta^2}. Par événement contraire, P(∣X−μ∣<δ)≥1−Vδ2P\big(|X-\mu|<\delta\big)\ge1-\dfrac V{\delta^2}. »

Géométrie dans l'espace

Colinéarité et alignement. « AC→=k AB→\overrightarrow{AC}=k\,\overrightarrow{AB}, donc les vecteurs AB→\overrightarrow{AB} et AC→\overrightarrow{AC} sont colinéaires. Ainsi les points AA, BB, CC sont alignés. »

Coplanarité. « Les vecteurs u⃗\vec u et v⃗\vec v ne sont pas colinéaires et w⃗=au⃗+bv⃗\vec w=a\vec u+b\vec v. Donc u⃗\vec u, v⃗\vec v, w⃗\vec w sont coplanaires. »

Non-coplanarité. « Supposons w⃗=au⃗+bv⃗\vec w=a\vec u+b\vec v. On obtient un système sans solution : c'est une contradiction. Donc u⃗\vec u, v⃗\vec v, w⃗\vec w ne sont pas coplanaires. »

Droite paramétrée. « La droite dd passe par A(xA ;yA ;zA)A(x_A\,;y_A\,;z_A) et a pour vecteur directeur u⃗(a ;b ;c)\vec u(a\,;b\,;c). Une représentation paramétrique est x=xA+tax=x_A+ta, y=yA+tby=y_A+tb, z=zA+tcz=z_A+tc, avec t∈Rt\in\R. »

Vecteur normal et équation de plan. « Le repère est orthonormé. n⃗⋅AB→=0\vec n\cdot\overrightarrow{AB}=0 et n⃗⋅AC→=0\vec n\cdot\overrightarrow{AC}=0, avec AB→\overrightarrow{AB} et AC→\overrightarrow{AC} non colinéaires : n⃗\vec n est normal au plan (ABC)(ABC).

Une équation est ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0, avec dd obtenu grâce à AA.

Vérification avec BB et CC. »

Distance d'un point à un plan. « d(M,P)=∣ax0+by0+cz0+d∣a2+b2+c2d(M,P)=\dfrac{|ax_0+by_0+cz_0+d|}{\sqrt{a^2+b^2+c^2}}. On recoupe avec le projeté orthogonal H=M+kn⃗H=M+k\vec n, H∈PH\in P. »

Deux droites sécantes. « Les vecteurs directeurs ne sont pas colinéaires.

On cherche tt et ss tels que les coordonnées coïncident.

Le système admet pour unique solution (t ;s)=…(t\,;s)=\dots Donc les droites sont sécantes en I(… )I(\dots). »

3. Avant / après : la même réponse, mal et bien rédigée

a) Une convergence et sa limite. Suite définie par u0=0u_0=0 et un+1=un+2u_{n+1}=\sqrt{u_n+2}.

❌ Rédaction insuffisante : « (un)(u_n) est croissante et majorée par 22, donc sa limite est 22. »

✅ Rédaction attendue : « La suite (un)(u_n) est croissante et majorée par 22, donc elle converge vers un réel ℓ\ell, avec 0≤ℓ≤20\le\ell\le2.

La fonction f:x↦x+2f:x\mapsto\sqrt{x+2} est continue sur [0 ;2][0\,;2].

En passant à la limite dans un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n), on obtient ℓ=ℓ+2\ell=\sqrt{\ell+2}.

Comme ℓ≥0\ell\ge0, cela entraîne ℓ2=ℓ+2\ell^2=\ell+2, soit (ℓ−2)(ℓ+1)=0(\ell-2)(\ell+1)=0.

Comme ℓ≥0\ell\ge0, on conclut ℓ=2\ell=2. »

Ce qui manque à la première : le théorème (convergence ≠\neq limite = majorant), la continuité, l'équation, l'élimination de la solution négative.

b) Une limite avec forme indéterminée.

❌ « lim⁡n2−3nn2+1=∞∞=1\displaystyle\lim\frac{n^2-3n}{n^2+1}=\frac\infty\infty=1. »

✅ « Pour tout n≥1n\ge1, n2−3nn2+1=1−3n1+1n2\dfrac{n^2-3n}{n^2+1}=\dfrac{1-\frac3n}{1+\frac1{n^2}}. Comme 3n→0\dfrac3n\to0 et 1n2→0\dfrac1{n^2}\to0, par somme puis par quotient, la limite vaut 11=1\dfrac11=1. »

c) Une étude de variations. f(x)=3ex−1ex+1f(x)=\dfrac{3e^x-1}{e^x+1}.

❌ « f′(x)=4ex(ex+1)2f'(x)=\dfrac{4e^x}{(e^x+1)^2}, donc ff est croissante. »

✅ « La fonction ff est dérivable sur R\R comme quotient de fonctions dérivables sur R\R dont le dénominateur ex+1e^x+1 ne s'annule pas.

Pour tout xx réel, f′(x)=3ex(ex+1)−(3ex−1)ex(ex+1)2=4ex(ex+1)2f'(x)=\dfrac{3e^x(e^x+1)-(3e^x-1)e^x}{(e^x+1)^2}=\dfrac{4e^x}{(e^x+1)^2}.

Or ex>0e^x>0 et (ex+1)2>0(e^x+1)^2>0.

Donc f′(x)>0f'(x)>0 pour tout xx, et ff est strictement croissante sur R\R. »

d) Une asymptote.

❌ « La courbe a une asymptote en y=3y=3. »

✅ « Comme lim⁡x→+∞f(x)=3\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=3, la droite d'équation y=3y=3 est asymptote horizontale à la courbe C\mathcal C en +∞+\infty. »

e) Une équation trigonométrique.

❌ « cos⁡x=12\cos x=\dfrac12 donc x=π3x=\dfrac\pi3. »

✅ « cos⁡x=cos⁡π3  ⟺  x=π3+2kπ\cos x=\cos\dfrac\pi3\iff x=\dfrac\pi3+2k\pi ou x=−π3+2kπx=-\dfrac\pi3+2k\pi, avec k∈Zk\in\mathbb Z. Dans ]−π ;π]]-\pi\,;\pi], S={−π3 ;π3}S=\left\{-\dfrac\pi3\,;\dfrac\pi3\right\}. »

f) Une intégrale.

❌ « ∫012xx2+1 dx=ln⁡(x2+1)=ln⁡2\displaystyle\int_0^1\dfrac{2x}{x^2+1}\,dx=\ln\left(x^2+1\right)=\ln2. »

✅ « ∫012xx2+1 dx=[ln⁡(x2+1)]01=ln⁡2−ln⁡1=ln⁡2\displaystyle\int_0^1\dfrac{2x}{x^2+1}\,dx=\Big[\ln\left(x^2+1\right)\Big]_0^1=\ln2-\ln1=\ln2. »

g) Trois points alignés.

❌ « Les points AA, BB, CC semblent alignés. »

✅ « AB→(2 ;3 ;6)\overrightarrow{AB}(2\,;3\,;6) et AC→(−2 ;−3 ;−6)\overrightarrow{AC}(-2\,;-3\,;-6). Donc AC→=−AB→\overrightarrow{AC}=-\overrightarrow{AB}. Les vecteurs sont colinéaires : les points AA, BB, CC sont alignés. »

4. Les expressions à bannir

  • « Évidemment », « on voit que », « il est clair que » : chaque fois que tu les écris, remplace-les par la justification.
  • « D'après la calculatrice » : accepté pour un seuil ou une valeur approchée, jamais pour prouver un résultat.
  • « +∞−∞=0+\infty-\infty=0 », « ∞∞=1\dfrac\infty\infty=1 » : ce sont des formes indéterminées, jamais des égalités.
  • « Donc ça converge », sans théorème cité.
  • « Par définition », sans dire de quelle définition il s'agit.
  • « Sur la figure, on voit que… » en géométrie dans l'espace : une figure n'est pas une preuve.

😄 « C'est évident » est le seul mot qui demande à un correcteur de tout vérifier lui-même. Il n'a jamais bon caractère à ce moment-là.

5. Les erreurs de rédaction les plus fréquentes

  • Oublier le domaine de définition, ou les quantificateurs (« pour tout n∈Nn\in\N », « soit k∈Nk\in\N fixé »).
  • Écrire « supposons P(n)P(n) vraie pour tout nn » dans une hérédité.
  • Citer un théorème sans vérifier ses hypothèses (dériver sans dérivabilité, passer à la limite sans continuité, comparer sans « pour tout n≥…n\ge\dots »).
  • Diviser ou multiplier une inégalité sans préciser le signe du facteur.
  • Résoudre ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell) en gardant toutes les solutions au lieu de celle qui est compatible avec l'encadrement.
  • Oublier « +2kπ+2k\pi » ou la seconde famille de solutions d'une équation trigonométrique.
  • Oublier le crochet, « +C+C » ou l'unité d'aire.
  • Un dénombrement sans dire le modèle (ordre ? répétition ?).
  • Affirmer « XX suit une loi binomiale » sans justifier l'indépendance et la répétition à l'identique.
  • Additionner des variances sans justifier l'indépendance, ou traiter une majoration comme une valeur exacte.
  • Conclure qu'une droite est parallèle à un plan, ou que des points sont coplanaires, sans avoir exhibé la combinaison linéaire.
  • Oublier la valeur absolue dans une distance, ou justifier un vecteur normal avec un seul produit scalaire nul.
  • Confondre droites orthogonales et perpendiculaires.
  • Oublier la conclusion d'une question.
  • Une équation avec un carré ou une racine sans vérifier les équivalences : en élevant au carré, on obtient une implication, pas une équivalence.

6. La check-list avant de rendre la copie

  • J'ai indiqué le domaine de définition quand il est utile.
  • Pour chaque théorème cité, j'ai écrit et vérifié les hypothèses.
  • Mes quantificateurs sont corrects (« pour tout », « soit … fixé »).
  • Chaque limite est justifiée par une règle nommée.
  • Chaque question se termine par une phrase de conclusion, et les résultats sont encadrés.
  • J'ai vérifié mes formules avec n=0n=0 ou une valeur numérique.
  • Ma copie est lisible : questions numérotées, pas de rature illisible, résultats faciles à trouver.

Le correcteur est un lecteur pressé, mais bienveillant : facilite-lui la vie, il te le rendra en points.

Comment t'en servir : relis ce guide avant chaque exercice type bac, puis compare ta rédaction avec celle des corrections : elles suivent ce modèle.

Un doute sur ce chapitre ? On en parle ensemble, sans engagement.

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