Terminale Spé Maths / Chapitre 1 : Suites / Annales du bac
Bac 2022, Métropole : exercice 2
Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.
Pour les questions 1 à 3 ci-dessous, on considère une fonction définie et deux fois dérivable sur . La courbe de sa fonction dérivée est donnée ci-dessous.
On admet que admet un maximum en et que sa courbe coupe l'axe des abscisses au point de coordonnées .
Question 1 :
a. La fonction admet un maximum en
b. La fonction admet un maximum en
c. La fonction admet un minimum en
d. Au point d'abscisse , la courbe de la fonction admet une tangente horizontale.
On rappelle que la courbe ci-dessous représente la fonction dérivée de .

Question 2 :
| a. La fonction est convexe sur | b. La fonction est convexe sur |
| c. La courbe représentant la fonction n'admet pas de point d'inflexion | d. La fonction est concave sur . |
Question 3:
La dérivée seconde de la fonction vérifie :
| a. pour | b. pour |
| c. | d. . |
Question 4 :
On considère trois suites , et . On sait que, pour tout entier naturel , on a : et de plus: et .
On peut alors affirmer que :
| a. la suite converge | b. Si la suite est croissante alors la suite est minorée par |
| c. | d. la suite diverge. |
Question 5:
On considère une suite telle que, pour tout entier naturel non nul: .
On peut alors affirmer que :
| a. la suite diverge | b. la suite converge |
| c. | d. . |
Question 6:
On considère une suite réelle telle que pour tout entier naturel , on a : .
On peut affirmer que:
| a. Il existe un entier naturel tel que est un entier | b. la suite est croissante |
| c. la suite est convergente | d. La suite n'a pas de limite. |
Voir le corrigé
Lecture de la courbe de (questions 1 à 3).
D'après la courbe de et les données admises par l'énoncé :
est strictement positive sur , s'annule en et est strictement négative sur
est croissante sur et décroissante sur , car elle admet un maximum en .
On utilisera aussi les deux résultats de cours suivants.
Le signe de donne les variations de .
La fonction est convexe sur un intervalle si et seulement si est croissante sur , c'est-à-dire si et seulement si sur . Elle est concave si et seulement si est décroissante sur , c'est-à-dire si et seulement si sur .
Question 1.
Réponse b.
Sur , on a donc est strictement croissante.
Sur , on a donc est strictement décroissante.
La dérivée s'annule en en changeant de signe, de à . Donc admet un maximum en .
Élimination des autres propositions.
La proposition a est fausse : , donc est strictement croissante au voisinage de et n'y admet pas de maximum.
La proposition c est fausse : en , c'est un maximum et non un minimum.
La proposition d est fausse : la courbe de ne coupe pas l'axe des abscisses en , donc et la tangente à au point d'abscisse n'est pas horizontale.
Donc la fonction admet un maximum en .
Question 2.
Réponse a.
La fonction est croissante sur . Donc est convexe sur cet intervalle.
Élimination des autres propositions.
Les propositions b et d sont fausses : est strictement décroissante sur , intervalle inclus dans . Donc n'est pas convexe sur (b), et elle n'est pas concave non plus sur cet intervalle puisque est croissante sur (d).
La proposition c est fausse : change de sens de variation en (croissante puis décroissante), donc passe de convexe à concave en et admet un point d'inflexion d'abscisse .
Donc la fonction est convexe sur .
Question 3.
Réponse c.
La fonction est dérivable sur (car est deux fois dérivable) et admet un maximum en , qui est un point intérieur de l'intervalle .
Une fonction dérivable qui admet un extremum en un point intérieur d'un intervalle a une dérivée nulle en ce point. Donc
Élimination des autres propositions.
Les propositions a et b sont fausses. Si était positive sur un intervalle, serait croissante sur cet intervalle. Or est strictement décroissante sur , intervalle inclus dans : la condition de a n'est pas vérifiée. De même, est strictement décroissante sur , intervalle inclus dans : la condition de b n'est pas vérifiée.
La proposition d est fausse : en , la courbe de est croissante avec une tangente non horizontale, donc .
Donc .
Question 4.
Réponse b.
Supposons la suite croissante. Alors, pour tout entier naturel , on a .
Or pour tout . Donc
Donc la suite est minorée par .
Les autres propositions ne sont pas assurées. Les limites de et de sont différentes ( et ) : le théorème des gendarmes ne s'applique donc pas à . On le voit sur des contre-exemples.
Avec , et si est pair, si est impair, on a bien et la suite diverge. La proposition a est donc fausse.
Avec , et , la suite converge. La proposition d est donc fausse.
Avec , et , on a , , , et pourtant . La proposition c est donc fausse.
Donc seule la proposition b est toujours vraie.
Question 5.
Réponse b.
Pour tout entier , on a . Donc la suite est croissante à partir du rang .
Pour tout entier , on a . Donc pour tout entier , et aussi . La suite est donc majorée par .
La suite est croissante (à partir du rang ) et majorée. D'après le théorème de la limite monotone, elle converge.
Élimination des autres propositions.
La proposition a est fausse puisque la suite converge.
Les propositions c et d sont fausses : la suite constante égale à vérifie pour tout , et sa limite est , qui n'est ni ni . On peut seulement affirmer que la limite est inférieure ou égale à , car et .
Donc la suite converge.
Question 6.
Réponse b.
Soit un entier naturel. D'après l'hypothèse appliquée au rang , on a . D'après l'hypothèse appliquée au rang , on a . Donc
Donc la suite est strictement croissante, donc croissante.
Élimination des autres propositions.
La proposition a est fausse : pour tout , est strictement compris entre les entiers consécutifs et , et il n'existe aucun entier strictement compris entre deux entiers consécutifs. Donc n'est jamais un entier.
Les propositions c et d sont fausses : on a pour tout et . D'après le théorème de comparaison, . La suite admet donc une limite (infinie) et elle diverge, donc elle n'est pas convergente.
Donc la suite est croissante.
Points clés attendus
Relier le signe de aux variations de , et le sens de variation de à la convexité de et au signe de .
Savoir qu'un extremum de en un point intérieur impose en ce point, et qu'un changement de convexité correspond à un point d'inflexion.
Ne pas appliquer le théorème des gendarmes quand les limites des deux suites encadrantes sont différentes, et justifier une proposition fausse par un contre-exemple.
Citer le théorème de la limite monotone (suite croissante et majorée) et vérifier ses deux hypothèses.
Citer le théorème de comparaison pour une suite minorée par une suite de limite .
Corrigé rédigé par + qu'un prof. Cherche d'abord seul, puis compare avec ta propre rédaction.
Comment t'entraîner
Chronomètre-toi, rédige sur papier comme le jour du bac, puis seulement après regarde le cours. Si tu bloques sur une question, écris « on admet que… » et passe à la suivante.
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Revoir le cours
- Chapitre 1 : Suites : le cours · exercices type bac corrigés
- Chapitre 4 : Dérivation et convexité : le cours · exercices type bac corrigés
Source : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2022 (Métropole, 12 mai 2022), ministère de l'Éducation nationale. Énoncé mis en forme pour le web à partir du tapuscrit de l'APMEP (Denis Vergès) ; figures issues des fichiers de l'APMEP. En cas de doute sur un détail, le sujet officiel fait foi.
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