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Terminale Spé Maths / Chapitre 11 : Orthogonalité et distances dans l'espace / Annales du bac

Bac 2025, Amérique du Nord : exercice 2

22 mai 2025 · jour 2 · sujet de secours · 5 points Vrai / Faux

Pour chacune des affirmations suivantes, préciser si elle est vraie ou fausse puis justifier la réponse donnée. Toute réponse non argumentée ne sera pas prise en compte.

(O ; ı⃗, ȷ⃗, k⃗)\left(\mathrm{O}\,;\,\vec{\imath},\,\vec{\jmath},\,\vec{k}\right) est un repère de l'espace.

On considère la droite D qui a pour représentation paramétrique {x=−3−3ty=−2+3tz=−1+4t, t∈R\left\{\begin{array}{lcl}x&=&\phantom{-}3 - \phantom{3}t \\ y&=&-2 + 3t \\ z&=&\phantom{-}1 + 4t\end{array},\, t \in \mathbb{R}\right. et le plan PP qui a pour équation cartésienne : 2x−3y+z−6=02x -3y + z - 6 = 0.

  1. Affirmation : La droite D′\mathrm{D}', qui a pour représentation paramétrique

    {x=2+2ty=4−6tz=9−8t,t∈R\left\{\begin{array}{l}x=2+2 t \\ y=4-6 t \\ z=9-8 t\end{array}, t \in \mathbb{R}\right., est parallèle à la droite D.

  2. On admet que les points A(−2  ;  3  ;  1)(-2 \;;\; 3 \;;\; 1), B(1  ;  3  ;  −4)(1\;;\; 3 \;;\;-4) et C(6  ;  3  ;  9)(6 \;;\; 3 \;;\; 9) ne sont pas alignés.

    Affirmation : La droite D est orthogonale au plan défini par les trois points A, B et C.

  3. Affirmation : La droite D est sécante avec la droite Δ\Delta qui a pour représentation paramétrique : {x=−4+2t′y=−1−3t′z=−2+2t′t′∈R\left\{\begin{array}{lcl}x&=&-4+2 t' \\ y&=&\phantom{-}1-3 t' \\ z&=&\phantom{-}2+\phantom{2}t'\end{array} t' \in \mathbb{R}\right.

  4. Affirmation : Le point F(−3  ;  −3  ;  3)(-3\;;\;-3\;;\;3) est le projeté orthogonal du point E(−5  ;  0  ;  2)(-5\;;\;0\;;\;2) sur le plan PP.

  5. Affirmation : Il existe exactement une valeur du paramètre réel aa telle que le plan P′P' d'équation −3x+y−a2z+3=0-3x + y - a^{2} z+3=0 soit parallèle à la droite D.

Note du rédacteur « pour certaines questions, il est indispensable que le repère soit orthonormé. »

Voir le corrigé

Le repère est orthonormé (note du rédacteur), ce qui autorise l'emploi du produit scalaire pour les questions d'orthogonalité.

D'après sa représentation paramétrique, la droite D\mathrm{D} passe par le point de coordonnées (3 ;−2 ;1)(3\,;-2\,;1) et admet pour vecteur directeur u⃗(−134)\vec{u}\begin{pmatrix}-1\\3\\4\end{pmatrix}.

D'après son équation cartésienne 2x−3y+z−6=02x-3y+z-6=0, le plan PP admet pour vecteur normal n⃗(2−31)\vec{n}\begin{pmatrix}2\\-3\\1\end{pmatrix}.

Affirmation 1. Vraie.

La droite D′\mathrm{D}' a pour vecteur directeur u⃗′(2−6−8)\vec{u}'\begin{pmatrix}2\\-6\\-8\end{pmatrix}.

On a

−2u⃗=(−2×(−1)−2×3−2×4)=(2−6−8)=u⃗′.-2\vec{u}=\begin{pmatrix}-2\times(-1)\\-2\times3\\-2\times4\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}2\\-6\\-8\end{pmatrix}=\vec{u}'.

Les vecteurs directeurs u⃗\vec{u} et u⃗′\vec{u}' sont colinéaires, donc les droites D\mathrm{D} et D′\mathrm{D}' sont parallèles (ou confondues).

Donc l'affirmation est vraie : D′\mathrm{D}' est parallèle à D\mathrm{D}.

Affirmation 2. Fausse.

On calcule, coordonnée par coordonnée :

AB→(1−(−2)3−3−4−1)=(30−5)etAC→(6−(−2)3−39−1)=(808).\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}1-(-2)\\3-3\\-4-1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}3\\0\\-5\end{pmatrix}\qquad\text{et}\qquad\overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}6-(-2)\\3-3\\9-1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}8\\0\\8\end{pmatrix}.

Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires (les points AA, BB, CC ne sont pas alignés, ce qui est admis) : ils dirigent le plan (ABC)(ABC).

Une droite est orthogonale à un plan si et seulement si son vecteur directeur est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires de ce plan.

Or

u⃗⋅AB→=(−1)×3+3×0+4×(−5)=−3+0−20=−23≠0.\vec{u}\cdot\overrightarrow{AB}=(-1)\times3+3\times0+4\times(-5)=-3+0-20=-23\neq0.

Le vecteur u⃗\vec{u} n'est pas orthogonal à AB→\overrightarrow{AB}.

Donc l'affirmation est fausse : D\mathrm{D} n'est pas orthogonale au plan (ABC)(ABC).

Affirmation 3. Fausse.

Les vecteurs directeurs u⃗(−134)\vec{u}\begin{pmatrix}-1\\3\\4\end{pmatrix} de D\mathrm{D} et v⃗(2−31)\vec{v}\begin{pmatrix}2\\-3\\1\end{pmatrix} de Δ\Delta ne sont pas colinéaires : 2−1=−2\dfrac{2}{-1}=-2 et −33=−1\dfrac{-3}{3}=-1 sont différents. Les droites ne sont donc pas parallèles.

Elles sont sécantes si et seulement s'il existe un couple (t ;t′)(t\,;t') vérifiant le système

{3−t=−4+2t′−2+3t=1−3t′1+4t=2+t′\begin{cases}3-t=-4+2t'\\-2+3t=1-3t'\\1+4t=2+t'\end{cases}

La première équation donne t=7−2t′t=7-2t'.

On remplace dans la deuxième équation :

−2+3(7−2t′)=1−3t′19−6t′=1−3t′18=3t′t′=6.\begin{aligned} -2+3(7-2t')&=1-3t'\\ 19-6t'&=1-3t'\\ 18&=3t'\\ t'&=6. \end{aligned}

D'où t=7−12=−5t=7-12=-5.

On remplace dans la troisième équation :

  • membre de gauche : 1+4×(−5)=−191+4\times(-5)=-19

  • membre de droite : 2+6=82+6=8.

On a −19≠8-19\neq8 : le système n'a pas de solution.

Les droites D\mathrm{D} et Δ\Delta n'ont aucun point commun et ne sont pas parallèles : elles sont non coplanaires, donc non sécantes.

Donc l'affirmation est fausse.

Affirmation 4. Vraie.

Le point FF est le projeté orthogonal de EE sur PP si et seulement si F∈PF\in P et EF→\overrightarrow{EF} est colinéaire à un vecteur normal de PP.

Appartenance : en remplaçant les coordonnées de F(−3 ;−3 ;3)F(-3\,;-3\,;3) dans l'équation de PP :

2×(−3)−3×(−3)+3−6=−6+9+3−6=0.2\times(-3)-3\times(-3)+3-6=-6+9+3-6=0.
Donc F∈PF\in P.

Colinéarité : on calcule

EF→(−3−(−5)−3−03−2)=(2−31)=n⃗.\overrightarrow{EF}\begin{pmatrix}-3-(-5)\\-3-0\\3-2\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}2\\-3\\1\end{pmatrix}=\vec{n}.
Donc (EF)(EF) est orthogonale au plan PP.

Donc l'affirmation est vraie : FF est le projeté orthogonal de EE sur PP.

Affirmation 5. Fausse.

Le plan P′P' d'équation −3x+y−a2z+3=0-3x+y-a^{2}z+3=0 admet pour vecteur normal n⃗′(−31−a2)\vec{n}'\begin{pmatrix}-3\\1\\-a^{2}\end{pmatrix}.

La droite D\mathrm{D} est parallèle au plan P′P' si et seulement si u⃗\vec{u} est orthogonal à n⃗′\vec{n}' (le cas où D\mathrm{D} est incluse dans P′P' est compris dans le parallélisme).

On calcule

u⃗⋅n⃗′=(−1)×(−3)+3×1+4×(−a2)=6−4a2.\vec{u}\cdot\vec{n}'=(-1)\times(-3)+3\times1+4\times(-a^{2})=6-4a^{2}.

Alors

u⃗⋅n⃗′=0  ⟺  6−4a2=0  ⟺  a2=32  ⟺  a=32  ou  a=−32.\begin{aligned} \vec{u}\cdot\vec{n}'=0&\iff6-4a^{2}=0\\ &\iff a^{2}=\dfrac{3}{2}\\ &\iff a=\sqrt{\dfrac{3}{2}}\ \text{ ou }\ a=-\sqrt{\dfrac{3}{2}}. \end{aligned}

Il existe donc deux valeurs de aa et non une seule.

Donc l'affirmation est fausse : les valeurs de aa sont ±32\pm\sqrt{\dfrac{3}{2}}.

Points clés attendus

  • Traduire parallélisme et orthogonalité par la colinéarité ou la nullité d'un produit scalaire de vecteurs directeurs et normaux.

  • Pour l'orthogonalité droite/plan : un seul produit scalaire non nul avec un vecteur du plan suffit à conclure par la négative.

  • Pour des droites non parallèles : résoudre le système et exhiber la contradiction, puis conclure sur l'absence de point commun.

  • Projeté orthogonal : vérifier les deux conditions (le point est dans le plan et EF→\overrightarrow{EF} est normal au plan).

  • Dernière affirmation : résoudre a2=32a^{2}=\dfrac{3}{2} et ne pas oublier la valeur négative.

Corrigé rédigé par + qu'un prof. Cherche d'abord seul, puis compare avec ta propre rédaction.

Comment t'entraîner

Chronomètre-toi, rédige sur papier comme le jour du bac, puis seulement après regarde le cours. Si tu bloques sur une question, écris « on admet que… » et passe à la suivante.

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Revoir le cours

Source : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2025 (Amérique du Nord, 22 mai 2025 (jour 2), sujet de secours), ministère de l'Éducation nationale. Énoncé mis en forme pour le web à partir du tapuscrit de l'APMEP (Denis Vergès et François Hache) ; figures issues des fichiers de l'APMEP. En cas de doute sur un détail, le sujet officiel fait foi.

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