Terminale Spé Maths / Chapitre 11 : Orthogonalité et distances dans l'espace / Annales du bac
Bac 2026, Centres étrangers : exercice 3
On considère le cube ABCDEFGH représenté ci-dessous.

On munit l'espace du repère orthonormal .
Soit I le milieu du segment [EF], J le milieu de [EH] et K le milieu de [AE].
Donner les coordonnées des points I, J et K.
Déterminer la valeur du produit scalaire .
En déduire la mesure de l'angle arrondie au dixième de degré.
Démontrer que le vecteur est un vecteur normal au plan (AIJ).
En déduire qu'une équation cartésienne du plan (AIJ) est
Soit L le projeté orthogonal du point C sur le plan (AIJ).
Déterminer les coordonnées du point L.
En déduire que la distance du point C au plan (AIJ) est égale à .
Soit M un point de la droite (FG).
On admet que les coordonnées de M sont avec appartenant à .
Démontrer qu'une représentation paramétrique de la droite (IM) est
Peut-on affirmer que les droites (IM) et (KC) sont coplanaires quelle que soit la valeur de ?
Voir le corrigé
Question 1.
Le repère est orthonormé et ABCDEFGH est un cube d'arête . Donc :
Le point I est le milieu de :
Le point J est le milieu de :
Le point K est le milieu de :
Réponse : , , .
Question 2. a)
On calcule les coordonnées des vecteurs, point par point :
Le repère est orthonormé : le produit scalaire se calcule avec les coordonnées.
Réponse : .
Question 2. b)
Le repère est orthonormé, donc :
On a alors .
La définition du produit scalaire donne , donc
L'angle est compris entre et , donc
Réponse : .
Question 3. a)
On calcule les coordonnées de :
On calcule les produits scalaires avec et :
Les vecteurs et ne sont pas colinéaires : la première coordonnée de est nulle alors que celle de ne l'est pas, et , donc ne peut pas s'écrire . Ce sont donc deux vecteurs directeurs non colinéaires du plan (AIJ).
Le vecteur , non nul, est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (AIJ), donc à tous les vecteurs de ce plan.
Donc est un vecteur normal au plan (AIJ).
Question 3. b)
Le vecteur est normal au plan (AIJ), donc ce plan admet une équation cartésienne de la forme
Le point appartient au plan : , donc .
Vérification avec les autres points : pour , pour , .
Donc une équation cartésienne du plan (AIJ) est .
Question 4. a)
Le point L est le projeté orthogonal de C sur le plan (AIJ) : L appartient au plan et la droite (CL) est orthogonale au plan, donc dirigée par le vecteur normal . Il existe donc un réel tel que .
Une représentation paramétrique de la droite passant par C et de vecteur directeur est donc
Le point L appartient aussi au plan d'équation . On remplace :
On reporte :
Vérification : .
Donc .
Réponse : .
Question 4. b)
La distance du point C au plan (AIJ) est la distance CL, car L est le projeté orthogonal de C sur ce plan.
On a . Le repère étant orthonormé :
Donc la distance du point C au plan (AIJ) est égale à .
Question 5. a)
Le point M a pour coordonnées et I a pour coordonnées . On a
Ce vecteur est non nul (sa première coordonnée vaut ), donc I et M sont distincts et (IM) est la droite passant par I, de vecteur directeur .
Un point appartient à (IM) si et seulement si il existe un réel tel que , c'est-à-dire
C'est la représentation paramétrique proposée.
Question 5. b)
La droite (KC) passe par et est dirigée par . Une représentation paramétrique est
Deux droites de l'espace sont coplanaires si et seulement si elles sont parallèles ou sécantes.
Parallélisme. Le vecteur a une troisième coordonnée nulle, alors que celle de vaut : ils ne sont pas colinéaires. Les droites (IM) et (KC) ne sont donc jamais parallèles, quelle que soit la valeur de .
Intersection. Un point commun correspond à des réels et vérifiant
La troisième équation donne . La première donne alors , soit . La deuxième équation devient , soit .
Donc (IM) et (KC) sont sécantes si et seulement si (au point de coordonnées ). Pour toute autre valeur de , elles ne sont ni parallèles ni sécantes, donc non coplanaires.
Contre-exemple : pour , la droite (IM) a pour équations et . Le seul point de (KC) de cote est , dont l'ordonnée n'est pas nulle : il n'est pas sur (IM). Les droites (IM) et (KC) ne sont ni parallèles ni sécantes.
Donc on ne peut pas affirmer que les droites (IM) et (KC) sont coplanaires quelle que soit la valeur de : elles ne le sont que pour .
Réponse : non (IM) et (KC) sont coplanaires si et seulement si .
Points clés attendus
Calculer les coordonnées des vecteurs avant tout produit scalaire, en précisant que le repère est orthonormé.
Pour un vecteur normal, montrer l'orthogonalité avec deux vecteurs non colinéaires du plan et justifier leur non-colinéarité.
Obtenir l'équation du plan par le vecteur normal et un point, puis la vérifier avec d'autres points.
Projeté orthogonal : écrire que L est sur la droite passant par C dirigée par le vecteur normal et sur le plan, puis résoudre en .
Coplanarité de deux droites : distinguer parallèles et sécantes, résoudre le système et conclure par un contre-exemple (par exemple ).
Corrigé rédigé par + qu'un prof. Cherche d'abord seul, puis compare avec ta propre rédaction.
Comment t'entraîner
Chronomètre-toi, rédige sur papier comme le jour du bac, puis seulement après regarde le cours. Si tu bloques sur une question, écris « on admet que… » et passe à la suivante.
Les autres exercices de ce sujet
Revoir le cours
Source : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2026 (Centres étrangers, 10 juin 2026 (jour 1)), ministère de l'Éducation nationale. Énoncé mis en forme pour le web à partir du tapuscrit de l'APMEP (François Kriegk) ; figures issues des fichiers de l'APMEP. En cas de doute sur un détail, le sujet officiel fait foi.
Un doute sur un exercice ou sur ta méthode de rédaction ? On en parle ensemble, sans engagement.
Réserver un appel découverte