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Terminale Spé Maths / Chapitre 4 : Dérivation et convexité / Annales du bac

Bac 2025, Amérique du Nord : exercice 1

22 mai 2025 · jour 2 · sujet de secours · 5 points

On considère la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par

f(x)=xe−x+2x−1.f(x)=x \mathrm{e}^{-x}+2 x-1.

On admet que la fonction ff est deux fois dérivable sur R\mathbb{R}.

On appelle Cf\mathcal{C}_{f} sa courbe représentative dans un repère orthogonal du plan.

On note f′f' la fonction dérivée de la fonction ff et f′′f'' la fonction dérivée seconde de ff, c'est-à-dire la fonction dérivée de la fonction f′f'.

Partie A: Étude de la fonction f\boldsymbol{f}

  1. Déterminer les limites de la fonction ff en −∞-\infty et en +∞+\infty.

  2. Pour tout réel xx, calculer f′(x)f'(x).

  3. Montrer que pour tout réel xx :

    f′′(x)=(x−2)e−xf''(x)= (x-2) \mathrm{e}^{-x}

  4. Étudier la convexité de la fonction ff.

  5. Étudier les variations de la fonction f′f' sur R\mathbb{R}, puis dresser son tableau de variations en y faisant apparaître la valeur exacte de l'extremum.

    Les limites de la fonction f′f' aux bornes de l'intervalle de définition ne sont pas attendues.

  6. En déduire le signe de la fonction f′f' sur R\mathbb{R}, puis justifier que la fonction ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}.

  7. Justifier qu'il existe un unique réel α\alpha tel que f(α)=0f(\alpha)=0.

    Donner un encadrement de α\alpha, au centième près.

  8. On considère la droite Δ\Delta d'équation y=2x−1y= 2x -1.

    Étudier la position relative de la courbe Cf\mathcal{C}_{f} par rapport à la droite Δ\Delta.

Partie B : Calcul d'aire

Soit nn un entier naturel non nul. On considère l'aire du domaine DnD_{n} délimité par la courbe Cf\mathcal{C}_{f}, la droite Δ\Delta et les droites d'équations respectives x=1x=1 et x=nx=n. On note

In=∫1nxe−x  dxI_{n}=\int_{1}^{n} x \mathrm{e}^{-x} \mathrm{\;d} x

  1. À l'aide d'une intégration par parties, exprimer InI_{n} en fonction de nn.

    1. Justifier que l'aire du domaine DnD_{n} est InI_{n}.

    2. Calculer la limite de l'aire du domaine DnD_{n} quand nn tend vers +∞+\infty.

Voir le corrigé

Partie A

Question 1.

Limite en −∞-\infty.

Posons X=−xX=-x. Quand x→−∞x\to-\infty, X→+∞X\to+\infty, donc e−x=eX→+∞\mathrm{e}^{-x}=\mathrm{e}^{X}\to+\infty (limite d'une composée).

Le facteur xx tend vers −∞-\infty et le facteur e−x\mathrm{e}^{-x} tend vers +∞+\infty : par produit, lim⁡x→−∞xe−x=−∞\lim\limits_{x\to-\infty}x\mathrm{e}^{-x}=-\infty.

De plus lim⁡x→−∞(2x−1)=−∞\lim\limits_{x\to-\infty}(2x-1)=-\infty.

Par somme, lim⁡x→−∞f(x)=−∞\lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=-\infty.

Limite en +∞+\infty.

Pour tout réel xx, xe−x=xexx\mathrm{e}^{-x}=\dfrac{x}{\mathrm{e}^{x}}.

D'après le théorème des croissances comparées, lim⁡x→+∞exx=+∞\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\mathrm{e}^{x}}{x}=+\infty, donc lim⁡x→+∞xex=0\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{x}{\mathrm{e}^{x}}=0.

De plus lim⁡x→+∞(2x−1)=+∞\lim\limits_{x\to+\infty}(2x-1)=+\infty.

Par somme, lim⁡x→+∞f(x)=+∞\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

Donc lim⁡x→−∞f(x)=−∞\lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=-\infty et lim⁡x→+∞f(x)=+∞\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

Réponse : lim⁡x→−∞f(x)=−∞\lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=-\infty et lim⁡x→+∞f(x)=+∞\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

Question 2.

La fonction ff est dérivable sur R\mathbb{R} (énoncé).

On dérive x↦xe−xx\mapsto x\mathrm{e}^{-x} avec la formule (uv)′=u′v+uv′(uv)'=u'v+uv', où u(x)=xu(x)=x, u′(x)=1u'(x)=1, v(x)=e−xv(x)=\mathrm{e}^{-x} et v′(x)=−e−xv'(x)=-\mathrm{e}^{-x} (dérivée d'une composée ew\mathrm{e}^{w} avec w(x)=−xw(x)=-x).

Pour tout réel xx :

f′(x)=1×e−x+x×(−e−x)+2=(1−x)e−x+2.\begin{aligned} f'(x)&=1\times\mathrm{e}^{-x}+x\times\left(-\mathrm{e}^{-x}\right)+2\\ &=(1-x)\mathrm{e}^{-x}+2. \end{aligned}

Donc, pour tout réel xx, f′(x)=(1−x)e−x+2f'(x)=(1-x)\mathrm{e}^{-x}+2.

Réponse : f′(x)=(1−x)e−x+2f'(x)=(1-x)\mathrm{e}^{-x}+2.

Question 3.

La fonction f′f' est dérivable sur R\mathbb{R} (énoncé : ff est deux fois dérivable).

On dérive x↦(1−x)e−xx\mapsto(1-x)\mathrm{e}^{-x} avec (uv)′=u′v+uv′(uv)'=u'v+uv', où u(x)=1−xu(x)=1-x, u′(x)=−1u'(x)=-1, v(x)=e−xv(x)=\mathrm{e}^{-x} et v′(x)=−e−xv'(x)=-\mathrm{e}^{-x}.

Pour tout réel xx :

f′′(x)=−e−x+(1−x)×(−e−x)=e−x(−1−(1−x))=e−x(−1−1+x)=(x−2)e−x.\begin{aligned} f''(x)&=-\mathrm{e}^{-x}+(1-x)\times\left(-\mathrm{e}^{-x}\right)\\ &=\mathrm{e}^{-x}\left(-1-(1-x)\right)\\ &=\mathrm{e}^{-x}\left(-1-1+x\right)\\ &=(x-2)\mathrm{e}^{-x}. \end{aligned}

Donc, pour tout réel xx, f′′(x)=(x−2)e−xf''(x)=(x-2)\mathrm{e}^{-x}.

Question 4.

Pour tout réel xx, e−x>0\mathrm{e}^{-x}>0. Donc f′′(x)f''(x) a le même signe que x−2x-2.

  • Pour x<2x<2, x−2<0x-2<0, donc f′′(x)<0f''(x)<0.

  • Pour x=2x=2, f′′(2)=0f''(2)=0.

  • Pour x>2x>2, x−2>0x-2>0, donc f′′(x)>0f''(x)>0.

Une fonction dont la dérivée seconde est négative sur un intervalle y est concave, et convexe si elle est positive.

Donc ff est concave sur ]−∞ ;2]]-\infty\,;2] et convexe sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[. La dérivée seconde s'annule en changeant de signe en 22 : la courbe Cf\mathcal{C}_f admet un point d'inflexion d'abscisse 22.

Question 5.

La dérivée de f′f' est f′′f''. D'après la question 4, f′′⩽0f''\leqslant0 sur ]−∞ ;2]]-\infty\,;2] et f′′⩾0f''\geqslant0 sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[, et f′′f'' ne s'annule qu'en 22.

Donc f′f' est strictement décroissante sur ]−∞ ;2]]-\infty\,;2] et strictement croissante sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[.

La fonction f′f' admet donc un minimum en x=2x=2, de valeur

f′(2)=(1−2)e−2+2=2−e−2.\begin{aligned} f'(2)&=(1-2)\mathrm{e}^{-2}+2\\ &=2-\mathrm{e}^{-2}. \end{aligned}

Tableau de variations de f′f' : la fonction f′f' décroît sur ]−∞ ;2]]-\infty\,;2] jusqu'à son minimum 2−e−22-\mathrm{e}^{-2} atteint en x=2x=2, puis elle croît sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[.

Réponse : f′f' est décroissante sur ]−∞ ;2]]-\infty\,;2], croissante sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[, et son minimum est f′(2)=2−e−2f'(2)=2-\mathrm{e}^{-2}.

Question 6.

On a e−2=1e2\mathrm{e}^{-2}=\dfrac{1}{\mathrm{e}^{2}} avec e2>1\mathrm{e}^{2}>1, donc 0<e−2<10<\mathrm{e}^{-2}<1.

Donc f′(2)=2−e−2>2−1=1>0f'(2)=2-\mathrm{e}^{-2}>2-1=1>0.

Le minimum de f′f' sur R\mathbb{R} est strictement positif : pour tout réel xx, f′(x)⩾f′(2)>0f'(x)\geqslant f'(2)>0.

Ainsi f′(x)>0f'(x)>0 pour tout réel xx.

Une fonction dérivable dont la dérivée est strictement positive sur R\mathbb{R} est strictement croissante sur R\mathbb{R}.

Donc ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}.

Réponse : f′(x)>0f'(x)>0 sur R\mathbb{R} et ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}.

Question 7.

On applique le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection). Vérifions ses hypothèses.

  • La fonction ff est dérivable sur R\mathbb{R}, donc continue sur R\mathbb{R}.

  • La fonction ff est strictement croissante sur R\mathbb{R} (question 6).

  • lim⁡x→−∞f(x)=−∞\lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=-\infty et lim⁡x→+∞f(x)=+∞\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty (question 1), donc f(R)=Rf(\mathbb{R})=\mathbb{R}.

Le réel 00 appartient à f(R)=Rf(\mathbb{R})=\mathbb{R}. Donc l'équation f(x)=0f(x)=0 admet une unique solution α\alpha dans R\mathbb{R}.

Encadrement. À la calculatrice :

f(0,37)≈−0,0044<0etf(0,38)≈0,0199>0.f(0{,}37)\approx-0{,}0044<0\qquad\text{et}\qquad f(0{,}38)\approx0{,}0199>0.

Donc f(0,37)<f(α)<f(0,38)f(0{,}37)<f(\alpha)<f(0{,}38). Comme ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}, on en déduit 0,37<α<0,380{,}37<\alpha<0{,}38.

Donc il existe un unique réel α\alpha tel que f(α)=0f(\alpha)=0, et 0,37<α<0,380{,}37<\alpha<0{,}38.

Réponse : 0,37<α<0,380{,}37<\alpha<0{,}38.

Question 8.

Pour tout réel xx :

f(x)−(2x−1)=xe−x+2x−1−2x+1=xe−x.\begin{aligned} f(x)-(2x-1)&=x\mathrm{e}^{-x}+2x-1-2x+1\\ &=x\mathrm{e}^{-x}. \end{aligned}

Comme e−x>0\mathrm{e}^{-x}>0, la différence f(x)−(2x−1)f(x)-(2x-1) a le signe de xx.

  • Pour x<0x<0, f(x)−(2x−1)<0f(x)-(2x-1)<0 : la courbe Cf\mathcal{C}_f est en dessous de Δ\Delta.

  • Pour x>0x>0, f(x)−(2x−1)>0f(x)-(2x-1)>0 : la courbe Cf\mathcal{C}_f est au-dessus de Δ\Delta.

  • Pour x=0x=0, f(0)−(2×0−1)=0f(0)-(2\times0-1)=0 : la courbe Cf\mathcal{C}_f et la droite Δ\Delta se coupent au point de coordonnées (0 ;−1)(0\,;-1).

Donc Cf\mathcal{C}_f est en dessous de Δ\Delta sur ]−∞ ;0[]-\infty\,;0[, au-dessus de Δ\Delta sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, et coupe Δ\Delta au point (0 ;−1)(0\,;-1).

Partie B

Question 1.

On intègre par parties sur [1 ;n][1\,;n] : ∫1nu(x)v′(x) dx=[u(x)v(x)]1n−∫1nu′(x)v(x) dx\displaystyle\int_1^n u(x)v'(x)\,\mathrm{d}x=\Big[u(x)v(x)\Big]_1^n-\int_1^n u'(x)v(x)\,\mathrm{d}x.

On pose u(x)=xu(x)=x et v′(x)=e−xv'(x)=\mathrm{e}^{-x}, d'où u′(x)=1u'(x)=1 et v(x)=−e−xv(x)=-\mathrm{e}^{-x}. Les fonctions uu et vv sont de classe C1\mathcal{C}^1 sur [1 ;n][1\,;n].

Alors

In=[−xe−x]1n−∫1n(−e−x)dx=(−ne−n+e−1)+∫1ne−x dx=−ne−n+e−1+[−e−x]1n=−ne−n+e−1−e−n+e−1=2e−1−(n+1)e−n.\begin{aligned} I_n&=\Big[-x\mathrm{e}^{-x}\Big]_1^n-\int_1^n\left(-\mathrm{e}^{-x}\right)\mathrm{d}x\\ &=\left(-n\mathrm{e}^{-n}+\mathrm{e}^{-1}\right)+\int_1^n\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x\\ &=-n\mathrm{e}^{-n}+\mathrm{e}^{-1}+\Big[-\mathrm{e}^{-x}\Big]_1^n\\ &=-n\mathrm{e}^{-n}+\mathrm{e}^{-1}-\mathrm{e}^{-n}+\mathrm{e}^{-1}\\ &=2\mathrm{e}^{-1}-(n+1)\mathrm{e}^{-n}. \end{aligned}

Donc In=2e−1−(n+1)e−nI_n=2\mathrm{e}^{-1}-(n+1)\mathrm{e}^{-n}.

Réponse : In=2e−1−(n+1)e−nI_n=2\mathrm{e}^{-1}-(n+1)\mathrm{e}^{-n}.

Question 2. a)

D'après la partie A (question 8), pour tout x∈[1 ;n]x\in[1\,;n], f(x)−(2x−1)=xe−x⩾0f(x)-(2x-1)=x\mathrm{e}^{-x}\geqslant0 : sur [1 ;n][1\,;n], la courbe Cf\mathcal{C}_f est au-dessus de la droite Δ\Delta.

Les fonctions ff et x↦2x−1x\mapsto2x-1 sont continues sur [1 ;n][1\,;n]. L'aire du domaine compris entre les deux courbes et les droites x=1x=1 et x=nx=n est donc, en unités d'aire,

A(Dn)=∫1n(f(x)−(2x−1))dx=∫1nxe−x dx=In.\begin{aligned} \mathcal{A}(D_n)&=\int_1^n\left(f(x)-(2x-1)\right)\mathrm{d}x\\ &=\int_1^n x\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x\\ &=I_n. \end{aligned}

Pour n=1n=1, le domaine est réduit à un segment, d'aire nulle, ce qui est cohérent avec I1=0I_1=0.

Donc l'aire du domaine DnD_n est InI_n.

Question 2. b)

On a In=2e−1−ne−n−e−nI_n=2\mathrm{e}^{-1}-n\mathrm{e}^{-n}-\mathrm{e}^{-n}.

D'après le théorème des croissances comparées, lim⁡n→+∞ne−n=lim⁡n→+∞nen=0\lim\limits_{n\to+\infty}n\mathrm{e}^{-n}=\lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{n}{\mathrm{e}^{n}}=0.

De plus lim⁡n→+∞e−n=0\lim\limits_{n\to+\infty}\mathrm{e}^{-n}=0.

Par somme, lim⁡n→+∞(n+1)e−n=0\lim\limits_{n\to+\infty}(n+1)\mathrm{e}^{-n}=0, donc

lim⁡n→+∞In=2e−1=2e.\lim\limits_{n\to+\infty}I_n=2\mathrm{e}^{-1}=\dfrac{2}{\mathrm{e}}.

Donc l'aire de DnD_n tend vers 2e≈0,736\dfrac{2}{\mathrm{e}}\approx0{,}736 unité d'aire quand nn tend vers +∞+\infty.

Réponse : lim⁡n→+∞In=2e≈0,736\lim\limits_{n\to+\infty}I_n=\dfrac{2}{\mathrm{e}}\approx0{,}736.

Points clés attendus

  • Lever les formes indéterminées par le théorème des croissances comparées, en réécrivant xe−x=xexx\mathrm{e}^{-x}=\dfrac{x}{\mathrm{e}^{x}}.

  • Étudier la convexité par le signe de f′′f'', puis déduire le signe de f′f' du minimum de f′f'.

  • Pour l'unicité de α\alpha : citer le théorème de la bijection (continuité, stricte monotonie, limites aux bornes).

  • Étudier la position relative par le signe de f(x)−(2x−1)f(x)-(2x-1).

  • Intégration par parties : poser uu et v′v', vérifier que uu et vv sont de classe C1\mathcal{C}^1, puis justifier que l'aire est bien InI_n grâce au signe de f(x)−(2x−1)f(x)-(2x-1).

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Source : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2025 (Amérique du Nord, 22 mai 2025 (jour 2), sujet de secours), ministère de l'Éducation nationale. Énoncé mis en forme pour le web à partir du tapuscrit de l'APMEP (Denis Vergès et François Hache) ; figures issues des fichiers de l'APMEP. En cas de doute sur un détail, le sujet officiel fait foi.

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