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Terminale Spé Maths / Chapitre 7 : Primitives et équations différentielles / Annales du bac

Bac 2025, Amérique du Nord : exercice 4

21 mai 2025 · jour 1 · 5 points

La partie C est indépendante des parties A et B.

Partie A

On donne ci-dessous, dans un repère orthogonal, les courbes C1\mathcal{C}_{1} et C2\mathcal{C}_{2}, représentations graphiques de deux fonctions définies et dérivables sur R\mathbb{R}. L'une des deux fonctions représentées est la fonction dérivée de l'autre. On les notera gg et g′g'.

On précise également que :

  • La courbe C1\mathcal{C}_{1} coupe l'axe des ordonnées au point de coordonnées (0  ;  1)(0\;;\;1).

  • La courbe C2\mathcal{C}_{2} coupe l'axe des ordonnées au point de coordonnées (0  ;  2)(0\;;\;2) et l'axe des abscisses aux points de coordonnées (−2  ;  0)(-2\;;\;0) et (1  ;  0)(1\;;\;0).

Figure de l'énoncé, exercice 4, Amérique du Nord 21 mai 2025
  1. En justifiant, associer à chacune des fonctions gg et g′g' sa représentation graphique.

  2. Justifier que l'équation réduite de la tangente à la courbe représentative de la fonction gg au point d'abscisse 0 est y=2x+1y=2x + 1.

Partie B

On considère (E)(E) l'équation différentielle

y+y’=(2x+3)e−x,y+y’=(2x + 3) \mathrm{e}^{-x},

où yy est une fonction de la variable réelle xx.

  1. Montrer que la fonction f0f_{0} définie pour tout nombre réel xx par f0(x)=(x2+3x)e−xf_{0}(x)=\left(x^{2}+3 x\right) \mathrm{e}^{-x} est une solution particulière de l'équation différentielle (E)(E).

  2. Résoudre l'équation différentielle (E0):y+y′=0\left(E_{0}\right): y+ y'= 0.

  3. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E)(E).

  4. On admet que la fonction gg décrite dans la partie A est une solution de l'équation différentielle (E)(E).

    Déterminer alors l'expression de la fonction gg.

  5. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E)(E) dont la courbe admet exactement deux points d'inflexion.

Partie C

On considère la fonction ff définie pour tout nombre réel xx par :

f(x)=(x2+3x+2)e−xf(x)=\left(x^{2}+3 x+2\right) \mathrm{e}^{-x}

  1. Démontrer que la limite de la fonction ff en +∞+\infty est égale à 0.

    On admet par ailleurs que la limite de la fonction ff en −∞-\infty est égale à +∞+\infty.

  2. On admet que la fonction ff est dérivable sur R\mathbb{R}. On note f’f’ la fonction dérivée de ff sur R\mathbb{R}.

    1. Vérifier que, pour tout nombre réel xx, f′(x)=(−x2−x+1)e−xf'(x)=\left(-x^{2}-x+1\right) \mathrm{e}^{-x}.

    2. Déterminer le signe de la fonction dérivée f’f’ sur R\mathbb{R} puis en déduire les variations de la fonction ff sur R\mathbb{R}.

  3. Expliquer pourquoi la fonction ff est positive sur l'intervalle [0;+∞[[0;+\infty[.

  4. On notera Cf\mathcal{C}_{f} la courbe représentative de la fonction ff dans un repère orthogonal (O ; ı⃗, ȷ⃗)\left(\mathrm{O}\,;\,\vec{\imath},\,\vec{\jmath}\right). On admet que la fonction FF définie pour tout nombre réel xx par F(x)=(−x2−5x−7)e−xF(x)=\left(-x^{2}-5 x-7\right) \mathrm{e}^{-x} est une primitive de la fonction ff.

    Soit α\alpha un nombre réel positif.

    Déterminer l'aire A(α)\mathcal{A}(\alpha), exprimée en unité d'aire, du domaine du plan délimité par l'axe des abscisses, la courbe Cf\mathcal{C}_{f} et les droites d'équation x=0x=0 et x=αx=\alpha.

Voir le corrigé

Partie A

Question 1.

On lit sur le graphique que la courbe C2\mathcal{C}_2 coupe l'axe des abscisses aux points d'abscisses −2-2 et 11.

Aux mêmes abscisses, la courbe C1\mathcal{C}_1 présente une tangente horizontale : elle admet un minimum en x=−2x=-2 et un maximum en x=1x=1.

Si C2\mathcal{C}_2 représentait la fonction gg et C1\mathcal{C}_1 la fonction g′g', alors les extrema de C2\mathcal{C}_2 correspondraient aux annulations de C1\mathcal{C}_1. Or C2\mathcal{C}_2 n'a pas d'extremum en −2-2 ni en 11 : elle y est strictement monotone. Cette hypothèse est donc exclue.

Vérifions l'hypothèse inverse : C1\mathcal{C}_1 représente gg et C2\mathcal{C}_2 représente g′g'.

  • Sur ]−∞ ;−2[]-\infty\,;-2[, C2\mathcal{C}_2 est en dessous de l'axe des abscisses (g′<0g'<0) et C1\mathcal{C}_1 est décroissante.

  • Sur ]−2 ;1[]-2\,;1[, C2\mathcal{C}_2 est au-dessus de l'axe des abscisses (g′>0g'>0) et C1\mathcal{C}_1 est croissante.

  • Sur ]1 ;+∞[]1\,;+\infty[, C2\mathcal{C}_2 est de nouveau en dessous de l'axe des abscisses (g′<0g'<0) et C1\mathcal{C}_1 est décroissante.

Le signe de la courbe C2\mathcal{C}_2 correspond bien aux variations de la courbe C1\mathcal{C}_1.

Donc C1\mathcal{C}_1 est la représentation graphique de gg et C2\mathcal{C}_2 celle de g′g'.

Question 2.

L'équation réduite de la tangente à la courbe de gg au point d'abscisse 00 est

y=g′(0) (x−0)+g(0)=g′(0) x+g(0).y=g'(0)\,(x-0)+g(0)=g'(0)\,x+g(0).

La courbe C1\mathcal{C}_1 (celle de gg) coupe l'axe des ordonnées au point (0 ;1)(0\,;1), donc g(0)=1g(0)=1.

La courbe C2\mathcal{C}_2 (celle de g′g') coupe l'axe des ordonnées au point (0 ;2)(0\,;2), donc g′(0)=2g'(0)=2.

La tangente a donc pour équation

y=2x+1.y=2x+1.

Partie B

Question 1.

La fonction f0f_0 est dérivable sur R\mathbb{R} comme produit de deux fonctions dérivables. On utilise la formule (uv)′=u′v+uv′(uv)'=u'v+uv' avec u(x)=x2+3xu(x)=x^2+3x et v(x)=e−xv(x)=\mathrm{e}^{-x}, donc u′(x)=2x+3u'(x)=2x+3 et v′(x)=−e−xv'(x)=-\mathrm{e}^{-x} :

f0′(x)=(2x+3)e−x−(x2+3x)e−x=(−x2−x+3)e−x.f_0'(x)=(2x+3)\mathrm{e}^{-x}-\left(x^2+3x\right)\mathrm{e}^{-x}=\left(-x^2-x+3\right)\mathrm{e}^{-x}.

On calcule alors, pour tout réel xx,

f0(x)+f0′(x)=(x2+3x)e−x+(−x2−x+3)e−x=(2x+3)e−x.f_0(x)+f_0'(x)=\left(x^2+3x\right)\mathrm{e}^{-x}+\left(-x^2-x+3\right)\mathrm{e}^{-x}=\left(2x+3\right)\mathrm{e}^{-x}.

Donc f0f_0 vérifie l'équation (E)(E) : c'est une solution particulière de (E)(E).

Question 2.

L'équation (E0)(E_0) : y+y′=0y+y'=0 équivaut à y′=−yy'=-y.

Les solutions de l'équation y′=ayy'=ay, avec a=−1a=-1, sont les fonctions x↦Ceaxx\mapsto C\mathrm{e}^{ax}.

Donc les solutions de (E0)(E_0) sont les fonctions

x↦Ce−x,C∈R.x\mapsto C\mathrm{e}^{-x},\qquad C\in\mathbb{R}.

Question 3.

Les solutions de l'équation (E)(E) sont les sommes d'une solution particulière de (E)(E) et des solutions de l'équation homogène (E0)(E_0).

D'après les questions 1 et 2, ce sont les fonctions

x↦(x2+3x)e−x+Ce−x=(x2+3x+C)e−x,C∈R.x\mapsto\left(x^2+3x\right)\mathrm{e}^{-x}+C\mathrm{e}^{-x}=\left(x^2+3x+C\right)\mathrm{e}^{-x},\qquad C\in\mathbb{R}.

Question 4.

La fonction gg est solution de (E)(E) : il existe donc un réel CC tel que, pour tout réel xx, g(x)=(x2+3x+C)e−xg(x)=\left(x^2+3x+C\right)\mathrm{e}^{-x}.

On a alors g(0)=C e0=Cg(0)=C\,\mathrm{e}^{0}=C. Or g(0)=1g(0)=1 (partie A, question 2), donc C=1C=1.

Donc, pour tout réel xx,

g(x)=(x2+3x+1)e−x.g(x)=\left(x^2+3x+1\right)\mathrm{e}^{-x}.

Vérification : g′(x)=(−x2−x+2)e−xg'(x)=\left(-x^2-x+2\right)\mathrm{e}^{-x}, donc g′(0)=2g'(0)=2, ce qui est cohérent avec la partie A.

Question 5.

Soit hh une solution de (E)(E) : h(x)=(x2+3x+C)e−xh(x)=\left(x^2+3x+C\right)\mathrm{e}^{-x} avec C∈RC\in\mathbb{R}. La fonction hh est deux fois dérivable sur R\mathbb{R}.

Dérivée première, avec (uv)′=u′v+uv′(uv)'=u'v+uv' :

h′(x)=(2x+3)e−x−(x2+3x+C)e−x=(−x2−x+3−C)e−x.h'(x)=(2x+3)\mathrm{e}^{-x}-\left(x^2+3x+C\right)\mathrm{e}^{-x}=\left(-x^2-x+3-C\right)\mathrm{e}^{-x}.

Dérivée seconde, avec la même formule :

h′′(x)=(−2x−1)e−x−(−x2−x+3−C)e−x=(x2−x+C−4)e−x.h''(x)=(-2x-1)\mathrm{e}^{-x}-\left(-x^2-x+3-C\right)\mathrm{e}^{-x}=\left(x^2-x+C-4\right)\mathrm{e}^{-x}.

La courbe de hh admet un point d'inflexion en chaque abscisse où h′′h'' s'annule en changeant de signe.

Comme e−x>0\mathrm{e}^{-x}>0, h′′(x)h''(x) a le signe du trinôme P(x)=x2−x+C−4P(x)=x^2-x+C-4, dont le discriminant est

Δ=(−1)2−4(C−4)=17−4C.\Delta=(-1)^2-4(C-4)=17-4C.

  • Si Δ>0\Delta>0, le trinôme a deux racines distinctes et change de signe en chacune d'elles : la courbe admet exactement deux points d'inflexion.

  • Si Δ=0\Delta=0, le trinôme a une racine double et ne change pas de signe : h′′⩾0h''\geqslant 0, la courbe n'a aucun point d'inflexion.

  • Si Δ<0\Delta<0, le trinôme n'a pas de racine et garde un signe constant : la courbe n'a aucun point d'inflexion.

La condition est donc Δ>0\Delta>0, soit 17−4C>017-4C>0, c'est-à-dire C<174C<\dfrac{17}{4}.

Donc les solutions de (E)(E) dont la courbe admet exactement deux points d'inflexion sont les fonctions x↦(x2+3x+C)e−xx\mapsto\left(x^2+3x+C\right)\mathrm{e}^{-x} avec C<174C<\dfrac{17}{4}.

Partie C

Question 1.

Pour tout réel xx, on développe :

f(x)=x2e−x+3xe−x+2e−x.f(x)=x^2\mathrm{e}^{-x}+3x\mathrm{e}^{-x}+2\mathrm{e}^{-x}.

D'après le théorème des croissances comparées, pour tout entier n⩾1n\geqslant 1, lim⁡x→+∞xne−x=0\lim\limits_{x\to+\infty}x^n\mathrm{e}^{-x}=0. Donc

lim⁡x→+∞x2e−x=0etlim⁡x→+∞xe−x=0.\lim\limits_{x\to+\infty}x^2\mathrm{e}^{-x}=0\qquad\text{et}\qquad\lim\limits_{x\to+\infty}x\mathrm{e}^{-x}=0.

De plus, lim⁡x→+∞e−x=0\lim\limits_{x\to+\infty}\mathrm{e}^{-x}=0.

Par somme de limites,

lim⁡x→+∞f(x)=0.\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0.

Question 2. a)

La fonction ff est dérivable sur R\mathbb{R} (admis). On utilise (uv)′=u′v+uv′(uv)'=u'v+uv' avec u(x)=x2+3x+2u(x)=x^2+3x+2, u′(x)=2x+3u'(x)=2x+3, v(x)=e−xv(x)=\mathrm{e}^{-x} et v′(x)=−e−xv'(x)=-\mathrm{e}^{-x} :

f′(x)=(2x+3)e−x−(x2+3x+2)e−x=(2x+3−x2−3x−2)e−x.f'(x)=(2x+3)\mathrm{e}^{-x}-\left(x^2+3x+2\right)\mathrm{e}^{-x}=\left(2x+3-x^2-3x-2\right)\mathrm{e}^{-x}.

Donc, pour tout réel xx,

f′(x)=(−x2−x+1)e−x.f'(x)=\left(-x^2-x+1\right)\mathrm{e}^{-x}.

Question 2. b)

Pour tout réel xx, e−x>0\mathrm{e}^{-x}>0, donc f′(x)f'(x) a le même signe que le trinôme −x2−x+1-x^2-x+1.

Son discriminant est Δ=(−1)2−4×(−1)×1=5>0\Delta=(-1)^2-4\times(-1)\times 1=5>0. Il a deux racines réelles :

r1=1+5−2=−1−52≈−1,62etr2=1−5−2=−1+52≈0,62.r_1=\dfrac{1+\sqrt5}{-2}=\dfrac{-1-\sqrt5}{2}\approx-1{,}62\qquad\text{et}\qquad r_2=\dfrac{1-\sqrt5}{-2}=\dfrac{-1+\sqrt5}{2}\approx 0{,}62.

Le coefficient de x2x^2 est −1<0-1<0, donc le trinôme est négatif à l'extérieur des racines et positif entre elles :

  • f′(x)<0f'(x)<0 sur ]−∞ ;r1[]-\infty\,;r_1[

  • f′(x)>0f'(x)>0 sur ]r1 ;r2[]r_1\,;r_2[

  • f′(x)<0f'(x)<0 sur ]r2 ;+∞[]r_2\,;+\infty[.

On en déduit les variations de ff :

  • ff est strictement décroissante sur ]−∞ ;r1]]-\infty\,;r_1], de limite +∞+\infty en −∞-\infty (admis) jusqu'à la valeur f(r1)=(2−5) e1+52≈−1,19f(r_1)=(2-\sqrt5)\,\mathrm{e}^{\frac{1+\sqrt5}{2}}\approx-1{,}19

  • ff est strictement croissante sur [r1 ;r2][r_1\,;r_2], de f(r1)≈−1,19f(r_1)\approx-1{,}19 à f(r2)=(2+5) e1−52≈2,28f(r_2)=(2+\sqrt5)\,\mathrm{e}^{\frac{1-\sqrt5}{2}}\approx 2{,}28

  • ff est strictement décroissante sur [r2 ;+∞[[r_2\,;+\infty[, de f(r2)≈2,28f(r_2)\approx 2{,}28 vers sa limite 00 en +∞+\infty.

Question 3.

Soit x⩾0x\geqslant 0. On a x2⩾0x^2\geqslant 0 et 3x⩾03x\geqslant 0, donc x2+3x+2⩾2>0x^2+3x+2\geqslant 2>0.

De plus, e−x>0\mathrm{e}^{-x}>0 pour tout réel xx.

Le produit de deux nombres strictement positifs est strictement positif, donc f(x)>0f(x)>0 pour tout x⩾0x\geqslant 0.

Donc la fonction ff est positive sur l'intervalle [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.

Question 4.

La fonction ff est continue sur [0 ;α][0\,;\alpha] (elle est dérivable sur R\mathbb{R}) et positive sur cet intervalle d'après la question 3.

L'aire du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe Cf\mathcal{C}_f et les droites d'équations x=0x=0 et x=αx=\alpha est donc, en unités d'aire,

A(α)=∫0αf(x) dx.\mathcal{A}(\alpha)=\int_0^{\alpha}f(x)\,\mathrm{d}x.

Comme FF est une primitive de ff (admis),

A(α)=F(α)−F(0)=(−α2−5α−7)e−α−(−7)e0.\mathcal{A}(\alpha)=F(\alpha)-F(0)=\left(-\alpha^2-5\alpha-7\right)\mathrm{e}^{-\alpha}-(-7)\mathrm{e}^{0}.

Donc

A(α)=7−(α2+5α+7)e−αuniteˊs d’aire.\mathcal{A}(\alpha)=7-\left(\alpha^2+5\alpha+7\right)\mathrm{e}^{-\alpha}\quad\text{unités d'aire.}

Réponse : A(α)=7−(α2+5α+7)e−α\mathcal{A}(\alpha)=7-\left(\alpha^2+5\alpha+7\right)\mathrm{e}^{-\alpha}.

Points clés attendus

  • Associer les courbes en reliant les annulations de la dérivée aux extrema de la fonction, et lire g(0)g(0) et g′(0)g'(0) pour la tangente.

  • Pour l'équation différentielle : solution particulière vérifiée, solutions de l'équation homogène, somme, puis détermination de la constante avec la condition g(0)=1g(0)=1.

  • Pour les points d'inflexion, étudier le signe de h′′h'' et exiger un changement de signe, c'est-à-dire un discriminant strictement positif.

  • Citer les croissances comparées pour la limite en +∞+\infty, justifier le signe de f′f' par e−x>0\mathrm{e}^{-x}>0 et le signe du trinôme.

  • Pour l'aire, vérifier la continuité et la positivité de ff sur [0 ;α][0\,;\alpha] avant d'utiliser la primitive.

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Source : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2025 (Amérique du Nord, 21 mai 2025 (jour 1)), ministère de l'Éducation nationale. Énoncé mis en forme pour le web à partir du tapuscrit de l'APMEP (Denis Vergès et François Hache) ; figures issues des fichiers de l'APMEP. En cas de doute sur un détail, le sujet officiel fait foi.

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