+ qu'un profMon espace

Terminale Spé Maths / Chapitre 6 : Sinus et cosinus

Sinus et cosinus : exercices type bac

Trois exercices complets, dans le style de l'épreuve du bac :

  • un problème d'aire maximale avec un trapèze inscrit dans un demi-cercle ;
  • l'étude de x−2sin⁡xx-2\sin x avec équation à solution unique et tangente ;
  • l'équation cos⁡x=x\cos x=x avec une suite définie par un+1=cos⁡(un)u_{n+1}=\cos(u_n).

Les corrections sont rédigées comme on l'attend d'une excellente copie de bac :

  • dérivabilité justifiée ;
  • formule citée ;
  • signe justifié sur l'intervalle ;
  • tableau complet ;
  • théorèmes nommés ;
  • conclusion en contexte.

Elles suivent le Guide de rédaction général et celui du chapitre. Durée conseillée : 30 minutes par exercice, sur papier, sans regarder la correction.

💡 Comment t'entraîner efficacement

  • Chronomètre-toi et rédige tout, comme le jour du bac.
  • Vérifie que ta calculatrice est en radians avant de calculer une valeur approchée.
  • Si tu bloques sur une question, écris « on admet que… » et passe à la suivante.
  • À la fin de chaque exercice, ouvre « Points clés attendus » : c'est la liste de ce que le correcteur cherche.

Exercice 1 : un trapèze d'aire maximale dans un demi-cercle

Dans un repère orthonormé, on considère le demi-cercle de centre O(0 ;0)O(0\,;0) et de rayon 11, situé dans le demi-plan des ordonnées positives, de diamètre [AB][AB] avec A(−1 ;0)A(-1\,;0) et B(1 ;0)B(1\,;0).

Pour θ∈]0 ;π2[\theta\in\left]0\,;\dfrac\pi2\right[, on note MM le point du demi-cercle de coordonnées (cos⁡θ ;sin⁡θ)(\cos\theta\,;\sin\theta) et M′M' le point de coordonnées (−cos⁡θ ;sin⁡θ)(-\cos\theta\,;\sin\theta). On note A(θ)\mathcal A(\theta) l'aire du trapèze ABMM′ABMM'.

1. Montrer que A(θ)=(1+cos⁡θ)sin⁡θ\mathcal A(\theta)=(1+\cos\theta)\sin\theta.

2. Montrer que A\mathcal A est dérivable sur ]0 ;π2[\left]0\,;\dfrac\pi2\right[ et que A′(θ)=(2cos⁡θ−1)(cos⁡θ+1)\mathcal A'(\theta)=(2\cos\theta-1)(\cos\theta+1).

3. Dresser le tableau de variations de A\mathcal A sur ]0 ;π2[\left]0\,;\dfrac\pi2\right[.

4. Pour quelle valeur de θ\theta l'aire du trapèze est-elle maximale ? Quelle est cette aire maximale ?

✏️ Correction de la question 1

Le trapèze ABMM′ABMM' a deux bases parallèles à l'axe des abscisses :

  • [AB][AB], de longueur AB=2AB=2 ;
  • [M′M][M'M], de longueur MM′=2cos⁡θMM'=2\cos\theta (les points MM et M′M' ont pour abscisses cos⁡θ\cos\theta et −cos⁡θ-\cos\theta, avec cos⁡θ>0\cos\theta>0).

Sa hauteur est la distance entre ces deux bases, c'est-à-dire l'ordonnée commune sin⁡θ\sin\theta.

A(θ)=12×(AB+MM′)×hauteur=12×(2+2cos⁡θ)×sin⁡θ\mathcal A(\theta)=\frac12\times(AB+MM')\times\text{hauteur}=\frac12\times(2+2\cos\theta)\times\sin\theta

✅ A(θ)=(1+cos⁡θ)sin⁡θ\mathcal A(\theta)=(1+\cos\theta)\sin\theta

✏️ Correction de la question 2

La fonction A\mathcal A est dérivable sur ]0 ;π2[\left]0\,;\dfrac\pi2\right[ comme produit de θ↦1+cos⁡θ\theta\mapsto1+\cos\theta et de θ↦sin⁡θ\theta\mapsto\sin\theta, dérivables sur R\R.

On applique (uv)′=u′v+uv′(uv)'=u'v+uv' avec u(θ)=1+cos⁡θu(\theta)=1+\cos\theta, u′(θ)=−sin⁡θu'(\theta)=-\sin\theta, v(θ)=sin⁡θv(\theta)=\sin\theta, v′(θ)=cos⁡θv'(\theta)=\cos\theta.

Pour tout θ\theta :

A′(θ)=−sin⁡2θ+(1+cos⁡θ)cos⁡θ=−(1−cos⁡2θ)+cos⁡θ+cos⁡2θ=2cos⁡2θ+cos⁡θ−1\mathcal A'(\theta)=-\sin^2\theta+(1+\cos\theta)\cos\theta=-\left(1-\cos^2\theta\right)+\cos\theta+\cos^2\theta=2\cos^2\theta+\cos\theta-1

On factorise 2X2+X−1=(2X−1)(X+1)2X^2+X-1=(2X-1)(X+1) avec X=cos⁡θX=\cos\theta.

✅ A′(θ)=(2cos⁡θ−1)(cos⁡θ+1)\mathcal A'(\theta)=(2\cos\theta-1)(\cos\theta+1)

✏️ Correction de la question 3

Sur ]0 ;π2[\left]0\,;\dfrac\pi2\right[, cos⁡θ>0\cos\theta>0, donc cos⁡θ+1>0\cos\theta+1>0. Le signe de A′(θ)\mathcal A'(\theta) est celui de 2cos⁡θ−12\cos\theta-1.

2cos⁡θ−1>0  ⟺  cos⁡θ>12  ⟺  θ<π32\cos\theta-1>0\iff\cos\theta>\dfrac12\iff\theta<\dfrac\pi3. (Sur ]0 ;π2[\left]0\,;\dfrac\pi2\right[, le cosinus est strictement décroissant et cos⁡π3=12\cos\dfrac\pi3=\dfrac12.)

Donc A′>0\mathcal A'>0 sur ]0 ;π3[\left]0\,;\dfrac\pi3\right[, A′(π3)=0\mathcal A'\left(\dfrac\pi3\right)=0 et A′<0\mathcal A'<0 sur ]π3 ;π2[\left]\dfrac\pi3\,;\dfrac\pi2\right[.

Tableau de variations. A\mathcal A est strictement croissante sur ]0 ;π3]\left]0\,;\dfrac\pi3\right] (de la limite 00 en 00 à A(π3)\mathcal A\left(\dfrac\pi3\right)). Puis strictement décroissante sur [π3 ;π2[\left[\dfrac\pi3\,;\dfrac\pi2\right[ (de A(π3)\mathcal A\left(\dfrac\pi3\right) à la limite A(π2)=1\mathcal A\left(\dfrac\pi2\right)=1).

✅ A(π3)=(1+12)32=334≈1,30\mathcal A\left(\dfrac\pi3\right)=\left(1+\dfrac12\right)\dfrac{\sqrt3}2=\dfrac{3\sqrt3}4\approx1{,}30

✏️ Correction de la question 4

D'après le tableau de variations, A\mathcal A admet un maximum en θ=π3\theta=\dfrac\pi3, égal à 334\dfrac{3\sqrt3}4.

✅ L'aire du trapèze est maximale pour θ=π3\theta=\dfrac\pi3, c'est-à-dire lorsque MM a pour coordonnées (12 ;32)\left(\dfrac12\,;\dfrac{\sqrt3}2\right).

✅ Cette aire maximale vaut 334≈1,30\dfrac{3\sqrt3}4\approx1{,}30 unités d'aire.

✏️ Points clés attendus pour l'exercice 1

• Q1 : les deux bases et la hauteur sont identifiées avec les coordonnées de MM et M′M', la formule de l'aire du trapèze est citée.

• Q2 : dérivabilité justifiée, formule (uv)′(uv)' citée, utilisation de sin⁡2=1−cos⁡2\sin^2=1-\cos^2, factorisation d'un trinôme en cos⁡θ\cos\theta.

• Q3 : signe justifié (cos⁡θ+1>0\cos\theta+1>0 ; 2cos⁡θ−1>0  ⟺  θ<π32\cos\theta-1>0\iff\theta<\dfrac\pi3), tableau avec la valeur du maximum et le comportement aux bornes.

• Q4 : conclusion en contexte, avec la valeur de θ\theta, la position de MM et l'aire.


Exercice 2 : x−2sin⁡xx-2\sin x, tangente et équation à solution unique

Soit ff la fonction définie sur [0 ;π][0\,;\pi] par f(x)=x−2sin⁡xf(x)=x-2\sin x. On note C\mathcal C sa courbe représentative.

1. Calculer f′(x)f'(x) et dresser le tableau de variations de ff.

2. Étudier la convexité de ff sur [0 ;π][0\,;\pi].

3. Déterminer l'équation de la tangente TT à C\mathcal C au point d'abscisse 00.

4. Montrer que l'équation f(x)=0f(x)=0 admet exactement deux solutions dans [0 ;π][0\,;\pi], dont 00, et que l'autre, notée α\alpha, appartient à ]1,8 ;1,9[]1{,}8\,;1{,}9[.

✏️ Correction de la question 1

La fonction ff est dérivable sur [0 ;π][0\,;\pi] comme somme de fonctions dérivables. Pour tout xx :

✅ f′(x)=1−2cos⁡xf'(x)=1-2\cos x

f′(x)>0  ⟺  cos⁡x<12  ⟺  x>π3f'(x)>0\iff\cos x<\dfrac12\iff x>\dfrac\pi3. (Sur [0 ;π][0\,;\pi], le cosinus est strictement décroissant et cos⁡π3=12\cos\dfrac\pi3=\dfrac12.)

Donc f′<0f'<0 sur [0 ;π3[\left[0\,;\dfrac\pi3\right[, f′(π3)=0f'\left(\dfrac\pi3\right)=0 et f′>0f'>0 sur ]π3 ;π]\left]\dfrac\pi3\,;\pi\right].

Tableau de variations. ff est strictement décroissante sur [0 ;π3]\left[0\,;\dfrac\pi3\right], de f(0)=0f(0)=0 à f(π3)=π3−2×32=π3−3≈−0,69f\left(\dfrac\pi3\right)=\dfrac\pi3-2\times\dfrac{\sqrt3}2=\dfrac\pi3-\sqrt3\approx-0{,}69. Puis strictement croissante sur [π3 ;π]\left[\dfrac\pi3\,;\pi\right], de π3−3\dfrac\pi3-\sqrt3 à f(π)=πf(\pi)=\pi.

✅ Le minimum de ff est π3−3\dfrac\pi3-\sqrt3.

✏️ Correction de la question 2

La fonction f′f' est dérivable sur [0 ;π][0\,;\pi] et f′′(x)=2sin⁡xf''(x)=2\sin x. Sur [0 ;π][0\,;\pi], sin⁡x≥0\sin x\ge0, donc f′′(x)≥0f''(x)\ge0.

✅ Donc ff est convexe sur [0 ;π][0\,;\pi].

Sa courbe est au-dessus de chacune de ses tangentes.

✏️ Correction de la question 3

f(0)=0f(0)=0 et f′(0)=1−2cos⁡0=−1f'(0)=1-2\cos0=-1. La tangente en 00 a pour équation y=f(0)+f′(0)(x−0)y=f(0)+f'(0)(x-0).

✅ T: y=−xT:\ y=-x

Comme ff est convexe sur [0 ;π][0\,;\pi], C\mathcal C est au-dessus de TT : f(x)≥−xf(x)\ge-x pour x∈[0 ;π]x\in[0\,;\pi].

✏️ Correction de la question 4

Sur [0 ;π3]\left[0\,;\dfrac\pi3\right]

ff est strictement décroissante et f(0)=0f(0)=0. Donc f(x)<0f(x)<0 pour x∈]0 ;π3]x\in\left]0\,;\dfrac\pi3\right], et f(x)=0f(x)=0 seulement pour x=0x=0.

Sur [π3 ;π]\left[\dfrac\pi3\,;\pi\right]

ff est continue et strictement croissante, de f(π3)≈−0,69<0f\left(\dfrac\pi3\right)\approx-0{,}69<0 à f(π)=π>0f(\pi)=\pi>0.

Le nombre 00 est strictement compris entre ces valeurs.

D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0f(x)=0 admet une unique solution α\alpha dans ]π3 ;π[\left]\dfrac\pi3\,;\pi\right[.

Comme f(x)=0f(x)=0 n'a pas d'autre solution sur [0 ;π3]\left[0\,;\dfrac\pi3\right] que 00 :

✅ l'équation f(x)=0f(x)=0 admet exactement deux solutions dans [0 ;π][0\,;\pi] : 00 et α\alpha.

Encadrement

f(1,8)=1,8−2sin⁡1,8≈−0,148<0f(1{,}8)=1{,}8-2\sin1{,}8\approx-0{,}148<0

f(1,9)=1,9−2sin⁡1,9≈0,007>0f(1{,}9)=1{,}9-2\sin1{,}9\approx0{,}007>0

Comme ff est strictement croissante sur [π3 ;π]\left[\dfrac\pi3\,;\pi\right] :

✅ 1,8<α<1,91{,}8<\alpha<1{,}9

✏️ Points clés attendus pour l'exercice 2

• Q1 : dérivée, résolution de cos⁡x<12\cos x<\dfrac12 sur [0 ;π][0\,;\pi] avec la décroissance du cosinus, tableau avec valeurs.

• Q2 : f′′f'' calculée, signe de sin⁡x\sin x sur [0 ;π][0\,;\pi] justifié.

• Q3 : f(0)f(0) et f′(0)f'(0) calculés avant l'équation, position par convexité.

• Q4 : décomposition en deux intervalles, x=0x=0 traité séparément, corollaire du TVI cité avec ses hypothèses, encadrement justifié par deux valeurs.


Exercice 3 : l'équation cos⁡x=x\cos x=x et une suite

Partie A.

Soit gg la fonction définie sur [0 ;1][0\,;1] par g(x)=cos⁡x−xg(x)=\cos x-x.

1. Montrer que l'équation g(x)=0g(x)=0 admet une unique solution α\alpha dans [0 ;1][0\,;1], et que 0,73<α<0,740{,}73<\alpha<0{,}74.

Partie B.

On définit la suite (un)(u_n) par u0=1u_0=1 et, pour tout n∈Nn\in\N, un+1=cos⁡(un)u_{n+1}=\cos(u_n).

2. Démontrer par récurrence que 0≤un≤10\le u_n\le1 pour tout n∈Nn\in\N.

3. Calculer u1u_1, u2u_2 et u3u_3 (valeurs approchées). La suite (un)(u_n) est-elle monotone ?

4. On admet que (un)(u_n) converge vers un réel ℓ\ell. Montrer que ℓ=α\ell=\alpha.

5. Écrire un script Python qui affiche u1u_1 à u8u_8 et interpréter les valeurs obtenues.

✏️ Correction de la question 1

La fonction gg est dérivable sur [0 ;1][0\,;1] comme différence de fonctions dérivables, donc continue. Pour tout x∈[0 ;1]x\in[0\,;1] : g′(x)=−sin⁡x−1g'(x)=-\sin x-1. Comme sin⁡x≥0\sin x\ge0 sur [0 ;1][0\,;1], g′(x)≤−1<0g'(x)\le-1<0.

✅ gg est strictement décroissante sur [0 ;1][0\,;1].

De plus g(0)=cos⁡0−0=1>0g(0)=\cos0-0=1>0. Et g(1)=cos⁡1−1≈−0,46<0g(1)=\cos1-1\approx-0{,}46<0 (car cos⁡1<1\cos1<1). Donc 00 est compris entre g(1)g(1) et g(0)g(0).

D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires :

✅ l'équation g(x)=0g(x)=0 admet une unique solution α\alpha dans [0 ;1][0\,;1], et α∈ ]0 ;1[\alpha\in\,]0\,;1[.

Encadrement

g(0,73)=cos⁡0,73−0,73≈0,015>0g(0{,}73)=\cos0{,}73-0{,}73\approx0{,}015>0

g(0,74)=cos⁡0,74−0,74≈−0,0015<0g(0{,}74)=\cos0{,}74-0{,}74\approx-0{,}0015<0

Comme gg est strictement décroissante :

✅ 0,73<α<0,740{,}73<\alpha<0{,}74

✏️ Correction de la question 2

Soit P(n)P(n) : « 0≤un≤10\le u_n\le1 ».

Initialisation.

u0=1u_0=1, donc P(0)P(0) est vraie.

Hérédité.

Soit k∈Nk\in\N fixé tel que 0≤uk≤10\le u_k\le1 (hypothèse de récurrence).

La fonction cosinus est strictement décroissante sur [0 ;π]⊃[0 ;1][0\,;\pi]\supset[0\,;1].

Donc cos⁡1≤cos⁡uk≤cos⁡0\cos1\le\cos u_k\le\cos0, soit cos⁡1≤uk+1≤1\cos1\le u_{k+1}\le1.

Comme 1<π21<\dfrac\pi2, cos⁡1>0\cos1>0.

Donc 0≤uk+1≤10\le u_{k+1}\le1 : P(k+1)P(k+1) est vraie.

Conclusion.

✅ 0≤un≤10\le u_n\le1 pour tout n∈Nn\in\N.

✏️ Correction de la question 3

u1=cos⁡1≈0,5403u_1=\cos1\approx0{,}5403

u2=cos⁡(0,5403)≈0,8576u_2=\cos(0{,}5403)\approx0{,}8576

u3=cos⁡(0,8576)≈0,6543u_3=\cos(0{,}8576)\approx0{,}6543

On a u1<u0u_1<u_0, puis u2>u1u_2>u_1, puis u3<u2u_3<u_2 : la suite descend, monte, descend.

❌ Elle n'est pas monotone.

C'est normal : la fonction cosinus est décroissante sur [0 ;1][0\,;1], donc les termes alternent de part et d'autre de la solution.

✏️ Correction de la question 4

La suite (un)(u_n) converge vers ℓ\ell. D'après la question 2, 0≤ℓ≤10\le\ell\le1 (passage à la limite dans l'encadrement).

La fonction cosinus est continue sur R\R. En passant à la limite dans un+1=cos⁡(un)u_{n+1}=\cos(u_n), on obtient ℓ=cos⁡ℓ\ell=\cos\ell. Soit g(ℓ)=cos⁡ℓ−ℓ=0g(\ell)=\cos\ell-\ell=0.

Comme ℓ∈[0 ;1]\ell\in[0\,;1] et que, d'après la question 1, α\alpha est l'unique solution de g(x)=0g(x)=0 dans [0 ;1][0\,;1] :

✅ ℓ=α\ell=\alpha

✏️ Correction de la question 5
from math import cos

u = 1
for n in range(1, 9):
    u = cos(u)
    print(n, u)

Valeurs approchées :

u1≈0,5403u_1\approx0{,}5403 ; u2≈0,8576u_2\approx0{,}8576 ; u3≈0,6543u_3\approx0{,}6543 ; u4≈0,7935u_4\approx0{,}7935

u5≈0,7014u_5\approx0{,}7014 ; u6≈0,7640u_6\approx0{,}7640 ; u7≈0,7221u_7\approx0{,}7221 ; u8≈0,7504u_8\approx0{,}7504

Interprétation : les termes alternent au-dessus et en dessous de α≈0,739\alpha\approx0{,}739 en s'en rapprochant. C'est cohérent avec la convergence de (un)(u_n) vers α\alpha, sans monotonie.

✏️ Points clés attendus pour l'exercice 3

• Q1 : g′≤−1g'\le-1 justifié (sin⁡x≥0\sin x\ge0 sur [0 ;1][0\,;1]), corollaire du TVI cité avec ses hypothèses, encadrement par deux valeurs.

• Q2 : hypothèse de récurrence utilisée, décroissance du cosinus citée avec son intervalle, cos⁡1>0\cos1>0 justifié.

• Q3 : trois termes calculés, non-monotonie justifiée par les comparaisons.

• Q4 : continuité du cosinus, passage à la limite, ℓ\ell dans [0 ;1][0\,;1], et unicité invoquée pour conclure ℓ=α\ell=\alpha.

• Q5 : script correct et interprétation (alternance autour de la limite).


🎯 Les réflexes à retenir

  • Un problème géométrique se ramène à une fonction d'une variable (ici θ\theta), dont on étudie les variations, puis on conclut en contexte.
  • Pour le signe d'une dérivée trigonométrique, précise l'intervalle et cite la monotonie du cosinus ou du sinus sur cet intervalle.
  • Une équation f(x)=0f(x)=0 avec une solution évidente (x=0x=0) et une autre à trouver se traite par intervalles de monotonie.
  • Pour une suite un+1=cos⁡(un)u_{n+1}=\cos(u_n), la limite se trouve par continuité, et c'est l'unicité de la solution qui l'identifie.
  • Radians pour toutes les valeurs approchées.

Aller plus loin avec les vrais sujets

Quand tu es à l'aise avec ce chapitre, entraîne-toi sur les études de fonctions trigonométriques des sujets officiels des années précédentes.

Ils sont disponibles sur le site de l'APMEP.

Chronomètre-toi et rédige comme le jour du bac.

Un doute sur ce chapitre ? On en parle ensemble, sans engagement.

Réserver un appel découverte