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Terminale Spé Maths / Chapitre 3 : Continuité et TVI

Continuité et TVI : exercices type bac

Trois exercices complets, dans le style de l'épreuve du bac : une fonction avec exactement deux solutions, une suite reliée à une équation à solution unique, une fonction produit avec exponentielle et l'équation h(x)=12h(x)=\dfrac12.

Les corrections sont rédigées comme on l'attend d'une excellente copie de bac : continuité et stricte monotonie justifiées, valeurs et limites aux bornes, théorème nommé, conclusion à chaque question. Durée conseillée : 30 minutes par exercice, sur papier, sans regarder la correction.

💡 Comment t'entraîner efficacement

  • Chronomètre-toi et rédige tout, comme le jour du bac.
  • Pour chaque « montrer que l'équation a une unique solution », écris les quatre étapes du corollaire dans l'ordre.
  • Si tu bloques sur une question, écris « on admet que… » et passe à la suivante.
  • À la fin de chaque exercice, ouvre « Points clés attendus » : c'est la liste de ce que le correcteur cherche.

Exercice 1 : une fonction et exactement deux solutions

Soit gg la fonction définie sur R\R par g(x)=ex−x−2g(x)=e^x-x-2.

1. Déterminer les limites de gg en −∞-\infty et en +∞+\infty.

2. Calculer g′(x)g'(x) et dresser le tableau de variations de gg.

3. Montrer que l'équation g(x)=0g(x)=0 admet exactement deux solutions, notées α\alpha et β\beta, avec α<β\alpha<\beta.

4. Montrer que α∈ ]−1,9 ;−1,8[\alpha\in\,]-1{,}9\,;-1{,}8[ et β∈ ]1,1 ;1,2[\beta\in\,]1{,}1\,;1{,}2[.

5. En déduire le signe de g(x)g(x) suivant les valeurs de xx.

✏️ Correction de la question 1

En −∞-\infty. Quand x→−∞x\to-\infty, ex→0e^x\to0 et −x−2→+∞-x-2\to+\infty. Par somme :

✅ lim⁡x→−∞g(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}g(x)=+\infty

En +∞+\infty. Pour tout xx, g(x)=ex(1−xe−x−2e−x)g(x)=e^x\left(1-xe^{-x}-2e^{-x}\right). Par croissances comparées, xe−x→0xe^{-x}\to0, et e−x→0e^{-x}\to0. Par somme, le facteur entre parenthèses tend vers 11. Comme ex→+∞e^x\to+\infty, par produit :

✅ lim⁡x→+∞g(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}g(x)=+\infty

✏️ Correction de la question 2

La fonction gg est dérivable sur R\R comme somme de fonctions dérivables. Pour tout x∈Rx\in\R :

✅ g′(x)=ex−1g'(x)=e^x-1

La fonction exponentielle est strictement croissante et e0=1e^0=1. Donc g′(x)>0  ⟺  ex>1  ⟺  x>0g'(x)>0\iff e^x>1\iff x>0, g′(0)=0g'(0)=0 et g′(x)<0g'(x)<0 pour x<0x<0.

Tableau de variations. gg est strictement décroissante sur ]−∞ ;0]]-\infty\,;0], de la limite +∞+\infty à g(0)=e0−0−2=−1g(0)=e^0-0-2=-1. Puis gg est strictement croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, de −1-1 à la limite +∞+\infty.

✏️ Correction de la question 3

Sur ]−∞ ;0]]-\infty\,;0]. La fonction gg est continue (dérivable) et strictement décroissante, de +∞+\infty à g(0)=−1g(0)=-1.

Le nombre 00 est compris entre −1-1 et +∞+\infty.

D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation g(x)=0g(x)=0 admet une unique solution α\alpha dans ]−∞ ;0]]-\infty\,;0].

Comme g(0)=−1≠0g(0)=-1\neq0, α<0\alpha<0.

Sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[. La fonction gg est continue et strictement croissante, de −1-1 à +∞+\infty.

Le nombre 00 est compris entre ces valeurs.

D'après le corollaire, l'équation g(x)=0g(x)=0 admet une unique solution β\beta dans [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, et β>0\beta>0 car g(0)≠0g(0)\neq0.

Conclusion. Les deux intervalles couvrent R\R, et α<0<β\alpha<0<\beta.

✅ L'équation g(x)=0g(x)=0 admet donc exactement deux solutions α\alpha et β\beta.

✏️ Correction de la question 4

Pour α\alpha.

g(−1,9)=e−1,9+1,9−2≈0,0496>0g(-1{,}9)=e^{-1{,}9}+1{,}9-2\approx0{,}0496>0

g(−1,8)=e−1,8+1,8−2≈−0,0347<0g(-1{,}8)=e^{-1{,}8}+1{,}8-2\approx-0{,}0347<0

Comme gg est continue et strictement décroissante sur ]−∞ ;0]]-\infty\,;0] :

✅ α∈ ]−1,9 ;−1,8[\alpha\in\,]-1{,}9\,;-1{,}8[

Pour β\beta.

g(1,1)=e1,1−1,1−2≈−0,0958<0g(1{,}1)=e^{1{,}1}-1{,}1-2\approx-0{,}0958<0

g(1,2)=e1,2−1,2−2≈0,1201>0g(1{,}2)=e^{1{,}2}-1{,}2-2\approx0{,}1201>0

Comme gg est continue et strictement croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ :

✅ β∈ ]1,1 ;1,2[\beta\in\,]1{,}1\,;1{,}2[

✏️ Correction de la question 5

D'après le tableau de variations et les valeurs de α\alpha et β\beta :

• sur ]−∞ ;α[]-\infty\,;\alpha[, gg est strictement décroissante et g(α)=0g(\alpha)=0, donc g(x)>0g(x)>0 ;

• sur ]α ;β[]\alpha\,;\beta[, g(x)<0g(x)<0 (gg reste entre 00 et son minimum −1-1) ;

• sur ]β ;+∞[]\beta\,;+\infty[, gg est strictement croissante et g(β)=0g(\beta)=0, donc g(x)>0g(x)>0.

✅ Donc g(x)>0g(x)>0 pour x<αx<\alpha ou x>βx>\beta, g(x)<0g(x)<0 pour α<x<β\alpha<x<\beta, et g(x)=0g(x)=0 pour x=αx=\alpha ou x=βx=\beta.

✏️ Points clés attendus pour l'exercice 1

• Q1 : les deux limites sont justifiées (somme ; croissances comparées puis produit).

• Q2 : dérivabilité, signe de g′g' justifié par e0=1e^0=1 et la croissance de l'exponentielle, valeur du minimum g(0)=−1g(0)=-1 dans le tableau.

• Q3 : le corollaire est appliqué sur chaque intervalle, avec continuité, stricte monotonie, kk compris entre les valeurs, et le nombre total de solutions est conclu.

• Q4 : les valeurs numériques de gg aux bornes sont données avec leur signe, avec le sens de variation rappelé.


Exercice 2 : une suite reliée à l'équation x3+x−1=0x^3+x-1=0

Partie A. Soit ff la fonction définie sur R\R par f(x)=x3+x−1f(x)=x^3+x-1.

1. Montrer que l'équation f(x)=0f(x)=0 admet une unique solution α\alpha dans [0 ;1][0\,;1]. Encadrer α\alpha à 10−210^{-2} près.

Partie B. On définit la suite (un)(u_n) par u0=1u_0=1 et, pour tout n∈Nn\in\N, un+1=11+un2u_{n+1}=\dfrac1{1+u_n^2}.

2. Démontrer par récurrence que, pour tout n∈Nn\in\N, 12≤un≤1\dfrac12\le u_n\le1.

3. La suite (un)(u_n) est-elle monotone ? (On calculera u1u_1, u2u_2 et u3u_3.)

4. On admet que (un)(u_n) converge vers un réel ℓ\ell. Montrer que ℓ=α\ell=\alpha.

5. Écrire un script qui affiche u1u_1 à u8u_8, et interpréter les valeurs obtenues.

✏️ Correction de la question 1

La fonction ff est dérivable sur R\R (polynôme), donc continue. Pour tout xx, f′(x)=3x2+1>0f'(x)=3x^2+1>0 : ff est strictement croissante sur [0 ;1][0\,;1]. De plus f(0)=−1<0f(0)=-1<0 et f(1)=1>0f(1)=1>0.

D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires :

✅ l'équation f(x)=0f(x)=0 admet une unique solution α\alpha dans [0 ;1][0\,;1].

On a f(0,68)≈−0,0056<0f(0{,}68)\approx-0{,}0056<0 et f(0,69)≈0,0185>0f(0{,}69)\approx0{,}0185>0. Comme ff est strictement croissante :

✅ 0,68<α<0,690{,}68<\alpha<0{,}69

✏️ Correction de la question 2

Soit P(n)P(n) la propriété : « 12≤un≤1\dfrac12\le u_n\le1 ».

Initialisation. u0=1u_0=1, donc 12≤u0≤1\dfrac12\le u_0\le1 : P(0)P(0) est vraie.

Hérédité. Soit k∈Nk\in\N fixé tel que 12≤uk≤1\dfrac12\le u_k\le1 (hypothèse de récurrence).

Les nombres étant positifs, en élevant au carré (la fonction carré est croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[) : 14≤uk2≤1\dfrac14\le u_k^2\le1.

En ajoutant 11 : 54≤1+uk2≤2\dfrac54\le1+u_k^2\le2.

La fonction inverse est strictement décroissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ : elle retourne les inégalités, donc 12≤11+uk2≤45\dfrac12\le\dfrac1{1+u_k^2}\le\dfrac45.

Ainsi 12≤uk+1≤45≤1\dfrac12\le u_{k+1}\le\dfrac45\le1 : P(k+1)P(k+1) est vraie.

Conclusion. P(0)P(0) est vraie et PP est héréditaire.

✅ Donc 12≤un≤1\dfrac12\le u_n\le1 pour tout n∈Nn\in\N.

✏️ Correction de la question 3

u1=11+1=12u_1=\dfrac1{1+1}=\dfrac12

u2=11+14=45=0,8u_2=\dfrac1{1+\frac14}=\dfrac45=0{,}8

u3=11+0,64≈0,6098u_3=\dfrac1{1+0{,}64}\approx0{,}6098

On a u1<u0u_1<u_0, puis u1<u2u_1<u_2, puis u3<u2u_3<u_2 : la suite descend, monte, puis descend.

❌ La suite (un)(u_n) n'est pas monotone.

C'est normal : la fonction x↦11+x2x\mapsto\dfrac1{1+x^2} est décroissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.

✏️ Correction de la question 4

La suite (un)(u_n) converge vers ℓ\ell, et, d'après la question 2, 12≤ℓ≤1\dfrac12\le\ell\le1 (passage à la limite dans l'encadrement).

La fonction φ:x↦11+x2\varphi:x\mapsto\dfrac1{1+x^2} est continue sur R\R, comme quotient de fonctions continues dont le dénominateur 1+x21+x^2 ne s'annule pas. En passant à la limite dans un+1=φ(un)u_{n+1}=\varphi(u_n), on obtient ℓ=11+ℓ2\ell=\dfrac1{1+\ell^2}.

Comme 1+ℓ2>01+\ell^2>0, cela équivaut à ℓ(1+ℓ2)=1\ell(1+\ell^2)=1, c'est-à-dire ℓ3+ℓ−1=0\ell^3+\ell-1=0, soit f(ℓ)=0f(\ell)=0. De plus ℓ∈[12 ;1]⊂[0 ;1]\ell\in\left[\dfrac12\,;1\right]\subset[0\,;1].

D'après la question 1, α\alpha est l'unique solution de f(x)=0f(x)=0 dans [0 ;1][0\,;1].

✅ Donc ℓ=α\ell=\alpha.

✏️ Correction de la question 5

Le script

u = 1
for n in range(1, 9):
    u = 1/(1 + u**2)
    print(n, u)

Les valeurs. Valeurs approchées : u1=0,5u_1=0{,}5 ; u2=0,8u_2=0{,}8 ; u3≈0,6098u_3\approx0{,}6098 ; u4≈0,7290u_4\approx0{,}7290 ; u5≈0,6530u_5\approx0{,}6530 ; u6≈0,7011u_6\approx0{,}7011 ; u7≈0,6705u_7\approx0{,}6705 ; u8≈0,6899u_8\approx0{,}6899.

Interprétation. Les termes alternent au-dessus et en dessous de α≈0,682\alpha\approx0{,}682 en s'en rapprochant. C'est cohérent avec le fait que la suite converge vers α\alpha, sans être monotone.

✏️ Points clés attendus pour l'exercice 2

• Q1 : les quatre étapes du corollaire, et l'encadrement justifié par deux valeurs de ff.

• Q2 : hypothèse de récurrence utilisée, décroissance de la fonction inverse citée (les inégalités se retournent).

• Q3 : trois termes calculés et la conclusion « non monotone », avec la raison.

• Q4 : continuité de φ\varphi justifiée, ℓ\ell dans [0 ;1][0\,;1], équivalence avec f(ℓ)=0f(\ell)=0, et unicité de la solution invoquée pour conclure ℓ=α\ell=\alpha.


Exercice 3 : un produit avec exponentielle et l'équation h(x)=12h(x)=\dfrac12

Soit hh la fonction définie sur R\R par h(x)=(x+1)e−xh(x)=(x+1)e^{-x}. On note C\mathcal C sa courbe représentative.

1. Déterminer les limites de hh en −∞-\infty et en +∞+\infty. Que peut-on en déduire pour C\mathcal C ?

2. Calculer h′(x)h'(x) et dresser le tableau de variations de hh.

3. Montrer que l'équation h(x)=12h(x)=\dfrac12 admet exactement deux solutions, notées α\alpha et β\beta, avec α<β\alpha<\beta.

4. Montrer que α∈ ]−1 ;−0,5[\alpha\in\,]-1\,;-0{,}5[ et β∈ ]1 ;2[\beta\in\,]1\,;2[.

5. En déduire l'ensemble des solutions de l'inéquation h(x)≥12h(x)\ge\dfrac12.

✏️ Correction de la question 1

En −∞-\infty. Quand x→−∞x\to-\infty, x+1→−∞x+1\to-\infty et e−x→+∞e^{-x}\to+\infty (car −x→+∞-x\to+\infty). Par produit :

✅ lim⁡x→−∞h(x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}h(x)=-\infty

En +∞+\infty. Pour tout xx, h(x)=xe−x+e−xh(x)=xe^{-x}+e^{-x}. Par croissances comparées, xe−x→0xe^{-x}\to0, et e−x→0e^{-x}\to0. Par somme :

✅ lim⁡x→+∞h(x)=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}h(x)=0

Conséquence. Comme lim⁡x→+∞h(x)=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}h(x)=0, la droite d'équation y=0y=0 (l'axe des abscisses) est asymptote horizontale à C\mathcal C en +∞+\infty.

✏️ Correction de la question 2

La fonction hh est dérivable sur R\R comme produit de x↦x+1x\mapsto x+1 et de x↦e−xx\mapsto e^{-x}, dérivables sur R\R. On applique (uv)′=u′v+uv′(uv)'=u'v+uv' avec u(x)=x+1u(x)=x+1, v(x)=e−xv(x)=e^{-x}, u′(x)=1u'(x)=1 et v′(x)=−e−xv'(x)=-e^{-x}.

Pour tout x∈Rx\in\R :

h′(x)=e−x−(x+1)e−x=e−x(1−x−1)h'(x)=e^{-x}-(x+1)e^{-x}=e^{-x}(1-x-1)

✅ h′(x)=−xe−xh'(x)=-xe^{-x}

Comme e−x>0e^{-x}>0, h′(x)h'(x) est du signe de −x-x : h′(x)>0h'(x)>0 si x<0x<0, h′(0)=0h'(0)=0 et h′(x)<0h'(x)<0 si x>0x>0.

Tableau de variations. hh est strictement croissante sur ]−∞ ;0]]-\infty\,;0], de la limite −∞-\infty à h(0)=1h(0)=1. Puis hh est strictement décroissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, de 11 à la limite 00.

✏️ Correction de la question 3

Sur ]−∞ ;0]]-\infty\,;0]. La fonction hh est continue et strictement croissante, de −∞-\infty à h(0)=1h(0)=1.

Le nombre 12\dfrac12 est compris entre −∞-\infty et 11.

D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation h(x)=12h(x)=\dfrac12 admet une unique solution α\alpha dans ]−∞ ;0]]-\infty\,;0].

Comme h(0)=1≠12h(0)=1\neq\dfrac12, α<0\alpha<0.

Sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[. La fonction hh est continue et strictement décroissante, de 11 à la limite 00.

Le nombre 12\dfrac12 est strictement compris entre 00 et 11.

D'après le corollaire, l'équation h(x)=12h(x)=\dfrac12 admet une unique solution β\beta dans [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, et β>0\beta>0.

Conclusion. Les deux intervalles couvrent R\R et α<0<β\alpha<0<\beta.

✅ L'équation h(x)=12h(x)=\dfrac12 admet donc exactement deux solutions α\alpha et β\beta.

✏️ Correction de la question 4

Pour α\alpha.

h(−1)=0×e1=0<12h(-1)=0\times e^1=0<\dfrac12

h(−0,5)=0,5×e0,5≈0,824>12h(-0{,}5)=0{,}5\times e^{0{,}5}\approx0{,}824>\dfrac12

Comme hh est continue et strictement croissante sur ]−∞ ;0]]-\infty\,;0] :

✅ α∈ ]−1 ;−0,5[\alpha\in\,]-1\,;-0{,}5[

Pour β\beta.

h(1)=2e−1≈0,736>12h(1)=2e^{-1}\approx0{,}736>\dfrac12

h(2)=3e−2≈0,406<12h(2)=3e^{-2}\approx0{,}406<\dfrac12

Comme hh est continue et strictement décroissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ :

✅ β∈ ]1 ;2[\beta\in\,]1\,;2[

✏️ Correction de la question 5

D'après le tableau de variations :

• sur ]−∞ ;α[]-\infty\,;\alpha[, h(x)<12h(x)<\dfrac12 (hh est strictement croissante et h(α)=12h(\alpha)=\dfrac12) ;

• sur [α ;0][\alpha\,;0], h(x)≥12h(x)\ge\dfrac12 ;

• sur [0 ;β][0\,;\beta], h(x)≥12h(x)\ge\dfrac12 (hh est décroissante de 11 à 12\dfrac12) ;

• sur ]β ;+∞[]\beta\,;+\infty[, h(x)<12h(x)<\dfrac12.

✅ L'ensemble des solutions de h(x)≥12h(x)\ge\dfrac12 est l'intervalle [α ;β][\alpha\,;\beta].

✏️ Points clés attendus pour l'exercice 3

• Q1 : croissances comparées citées, asymptote justifiée par la limite.

• Q2 : dérivabilité justifiée, formule (uv)′(uv)' citée, factorisation par e−xe^{-x}, signe justifié (e−x>0e^{-x}>0), tableau avec limites et valeur du maximum.

• Q3 : le corollaire est appliqué deux fois, sur deux intervalles de stricte monotonie, avec 12\dfrac12 compris entre les valeurs aux bornes.

• Q4 : valeurs numériques de hh avec leur signe par rapport à 12\dfrac12.

• Q5 : lecture correcte du tableau, conclusion sous forme d'intervalle.


🎯 Les réflexes à retenir

  • Pour une équation f(x)=kf(x)=k : continuité, stricte monotonie, valeurs aux bornes, conclusion, dans cet ordre.
  • Quand ff change de monotonie, applique le corollaire sur chaque intervalle et additionne les solutions.
  • N'oublie pas de vérifier que kk est strictement compris entre les limites quand un intervalle est ouvert.
  • Pour un encadrement, donne les deux valeurs de ff avec leur signe, et rappelle le sens de variation.
  • Dans un exercice qui mélange suite et équation, c'est l'unicité de la solution qui permet d'identifier la limite.

Aller plus loin avec les vrais sujets

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