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Première Spé Maths / Chapitre 8 : Géométrie repérée

Géométrie repérée : le cours

Un GPS, un jeu vidéo, un phare dont le faisceau balaie la mer : tous utilisent des équations de droites et de cercles. Dans ce chapitre, tu apprends à traduire une figure en équations, puis à calculer avec.

Tout se passe dans un repère orthonormé. Le produit scalaire du chapitre précédent sert ici d'outil principal.

Dans tout le cours, tu verras des astuces 💡, des pièges ⚠️ et un peu d'humour 😄.

🎯 Comment utiliser ce cours

  • Lis une partie, puis fais tout de suite la fiche correspondante.
  • Retiens le fil rouge : un vecteur normal donne l'équation, un produit scalaire nul donne la perpendiculaire.
  • Pour un cercle, retiens deux réflexes : (x−a)2+(y−b)2=r2(x-a)^2+(y-b)^2=r^2 et MA→⋅MB→=0\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB}=0 pour un diamètre [AB][AB].
  • Pour un projeté orthogonal, retiens : le point de la droite dont le vecteur vers MM est colinéaire au vecteur normal.

1. Équations de droites et vecteurs normaux

-4-3-2-112345-2-112345nuAd : 2x − 3y + 6 = 0
La droite d, un vecteur normal n(2 ; −3) et un vecteur directeur u(3 ; 2)

Définition. Un vecteur normal à une droite dd est un vecteur non nul orthogonal à un vecteur directeur de dd. Il est donc orthogonal à AB→\overrightarrow{AB} pour tous points AA et BB de dd.

Propriété. Toute droite du plan admet une équation cartésienne de la forme

ax+by+c=0avec (a ; b)≠(0 ; 0)ax+by+c=0\qquad\text{avec }(a\,;\,b)\neq(0\,;\,0)
  • n⃗(ab)\vec n\begin{pmatrix}a\\b\end{pmatrix} est un vecteur normal à la droite ;
  • u⃗(−ba)\vec u\begin{pmatrix}-b\\a\end{pmatrix} est un vecteur directeur de la droite ;
  • réciproquement, toute équation ax+by+c=0ax+by+c=0 avec (a ; b)≠(0 ; 0)(a\,;\,b)\neq(0\,;\,0) est celle d'une droite.

Exemple. d:2x−3y+6=0d : 2x-3y+6=0. Un vecteur normal est n⃗(2−3)\vec n\begin{pmatrix}2\\-3\end{pmatrix} et un vecteur directeur est u⃗(32)\vec u\begin{pmatrix}3\\2\end{pmatrix}. Le point A(0 ; 2)A(0\,;\,2) est sur dd car 0−6+6=00-6+6=0.

Pourquoi (a ; b)(a\,;\,b) est normal. Soient A(xA ; yA)A(x_A\,;\,y_A) et B(xB ; yB)B(x_B\,;\,y_B) deux points distincts de la droite ax+by+c=0ax+by+c=0. Ils vérifient axA+byA+c=0ax_A+by_A+c=0 et axB+byB+c=0ax_B+by_B+c=0. En soustrayant les deux égalités :

a (xB−xA)+b (yB−yA)=0c’est-aˋ-diren⃗⋅AB→=0avec n⃗(a ; b)a\,(x_B-x_A)+b\,(y_B-y_A)=0\qquad\text{c'est-à-dire}\qquad \vec n\cdot\overrightarrow{AB}=0\quad\text{avec }\vec n(a\,;\,b)

Le vecteur n⃗\vec n est non nul et orthogonal à tout vecteur AB→\overrightarrow{AB} de la droite : c'est un vecteur normal. Comme n⃗⋅u⃗=−ab+ba=0\vec n\cdot\vec u=-ab+ba=0 et que, dans le plan, tous les vecteurs orthogonaux à n⃗\vec n sont colinéaires, u⃗(−b ; a)\vec u(-b\,;\,a) est un vecteur directeur. □\square

Propriété (droite définie par un point et un vecteur normal). La droite passant par A(xA ; yA)A(x_A\,;\,y_A) et de vecteur normal n⃗(ab)\vec n\begin{pmatrix}a\\b\end{pmatrix} est l'ensemble des points MM tels que AM→⋅n⃗=0\overrightarrow{AM}\cdot\vec n=0, soit

a (x−xA)+b (y−yA)=0a\,(x-x_A)+b\,(y-y_A)=0

En effet, MM est sur la droite si et seulement si AM→\overrightarrow{AM} est nul ou directeur, c'est-à-dire orthogonal à n⃗\vec n. En développant, on retrouve la forme ax+by+c=0ax+by+c=0 avec c=−axA−byAc=-ax_A-by_A.

Exemple. Droite passant par A(1 ; 2)A(1\,;\,2) de vecteur normal n⃗(3−1)\vec n\begin{pmatrix}3\\-1\end{pmatrix} : 3(x−1)−(y−2)=03(x-1)-(y-2)=0, soit 3x−y−1=03x-y-1=0.

Parallèles et perpendiculaires. Soient d:ax+by+c=0d : ax+by+c=0 et d′:a′x+b′y+c′=0d' : a'x+b'y+c'=0.

  • dd et d′d' sont parallèles ou confondues si et seulement si les vecteurs normaux sont colinéaires : ab′−a′b=0ab'-a'b=0 ;
  • d⊥d′d\perp d' si et seulement si les vecteurs normaux sont orthogonaux : aa′+bb′=0aa'+bb'=0.

Exemple. 3x+2y−6=03x+2y-6=0 est parallèle à 3x+2y−5=03x+2y-5=0 et perpendiculaire à 2x−3y+1=02x-3y+1=0, car 3×2+2×(−3)=03\times2+2\times(-3)=0.

Équation réduite. Une droite non verticale a une équation y=mx+py=mx+p. Le coefficient directeur est mm et un vecteur directeur est (1m)\begin{pmatrix}1\\m\end{pmatrix}.

Une droite verticale a une équation x=kx=k : elle n'a pas d'équation réduite.

💡 Astuce. Pour l'équation de la droite (AB)(AB), calcule AB→\overrightarrow{AB} : il est vecteur directeur. Un vecteur normal s'en déduit en échangeant les coordonnées et en changeant un signe : si AB→(34)\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}3\\4\end{pmatrix}, alors n⃗(4−3)\vec n\begin{pmatrix}4\\-3\end{pmatrix}.

⚠️ Pièges :

  • Une droite a une infinité d'équations cartésiennes : on peut multiplier par un réel non nul.
  • Ne confonds pas vecteur normal (ab)\begin{pmatrix}a\\b\end{pmatrix} et vecteur directeur (−ba)\begin{pmatrix}-b\\a\end{pmatrix}.
  • Le coefficient cc se calcule : on remplace xx et yy par les coordonnées d'un point de la droite.
  • La condition ab′−a′b=0ab'-a'b=0 inclut le cas de deux droites confondues : pour les distinguer, teste si un point de dd est sur d′d'.
  • Les formules de perpendicularité supposent un repère orthonormé.

😄 Confondre normal et directeur, c'est dire « tourne à gauche » alors que tu voulais dire « continue tout droit » : le GPS est perdu.

2. Projeté orthogonal d'un point sur une droite

-3-2-11234567-2-112345MH
H est le projeté orthogonal de M(5 ; 4) sur la droite d : x + 2y − 4 = 0

Définition. Le projeté orthogonal de MM sur la droite dd est le point HH de dd tel que MH→\overrightarrow{MH} soit orthogonal à dd, c'est-à-dire colinéaire à un vecteur normal n⃗\vec n de dd. Si M∈dM\in d, alors H=MH=M.

Deux méthodes pour calculer HH quand d:ax+by+c=0d : ax+by+c=0 (vecteur normal n⃗(a ; b)\vec n(a\,;\,b)) :

  • Méthode 1 (paramètre). On écrit H=M+t n⃗H=M+t\,\vec n, soit H(xM+ta ; yM+tb)H(x_M+ta\,;\,y_M+tb), puis on exprime que H∈dH\in d pour trouver tt.
  • Méthode 2 (perpendiculaire). On écrit l'équation de la perpendiculaire Δ\Delta à dd passant par MM (le vecteur n⃗\vec n est directeur de Δ\Delta), puis HH est le point d'intersection de dd et Δ\Delta.

Exemple. M(5 ; 4)M(5\,;\,4) et d:x+2y−4=0d : x+2y-4=0, de vecteur normal n⃗(1 ; 2)\vec n(1\,;\,2).

Méthode 1. H(5+t ; 4+2t)∈dH(5+t\,;\,4+2t)\in d donne 5+t+8+4t−4=05+t+8+4t-4=0, soit 5t=−95t=-9 et t=−95t=-\dfrac95. Donc H(5−95 ; 4−185)=(165 ; 25)H\left(5-\dfrac95\,;\,4-\dfrac{18}5\right)=\left(\dfrac{16}5\,;\,\dfrac25\right).

Méthode 2. Un vecteur normal à Δ\Delta est (2 ; −1)(2\,;\,-1), orthogonal à n⃗\vec n : Δ:2x−y+c=0\Delta : 2x-y+c=0 et M∈ΔM\in\Delta donne 10−4+c=010-4+c=0, soit c=−6c=-6. On résout {x+2y=42x−y=6\begin{cases}x+2y=4\\2x-y=6\end{cases} : on trouve x=165x=\dfrac{16}5 et y=25y=\dfrac25.

On vérifie dans dd : 165+45−4=0\dfrac{16}5+\dfrac45-4=0.

La distance de MM à la droite dd est la longueur MHMH. Ici MH→=t n⃗\overrightarrow{MH}=t\,\vec n, donc MH=∣t∣ ∥n⃗∥=955=955≈4,02MH=|t|\,\|\vec n\|=\dfrac95\sqrt5=\dfrac{9\sqrt5}5\approx4{,}02.

Un algorithme en Python. La méthode 1 se programme en quelques lignes : résoudre l'équation en tt donne directement tt.

def projete(xM, yM, a, b, c):
    # projeté orthogonal de M sur la droite ax + by + c = 0
    t = -(a * xM + b * yM + c) / (a**2 + b**2)
    return round(xM + t * a, 6), round(yM + t * b, 6)

print(projete(5, 4, 1, 2, -4))  # affiche (3.2, 0.4)

💡 Astuce. Pour vérifier un projeté, contrôle deux choses : HH est bien sur la droite, et MH→\overrightarrow{MH} est colinéaire à n⃗\vec n.

⚠️ Pièges :

  • Le projeté n'est pas le point de dd qui a la même abscisse que MM (sauf cas particulier).
  • Dans H=M+t n⃗H=M+t\,\vec n, utilise bien un vecteur normal et non un vecteur directeur.
  • La distance MHMH vaut ∣t∣ ∥n⃗∥|t|\,\|\vec n\| : n'oublie pas la norme de n⃗\vec n.

3. Équation d'un cercle

Propriété. Le cercle de centre Ω(a ; b)\Omega(a\,;\,b) et de rayon r>0r>0 est l'ensemble des points M(x ; y)M(x\,;\,y) tels que ΩM=r\Omega M=r, c'est-à-dire

(x−a)2+(y−b)2=r2(x-a)^2+(y-b)^2=r^2

En développant, on obtient une équation de la forme x2+y2−2ax−2by+c=0x^2+y^2-2ax-2by+c=0, avec c=a2+b2−r2c=a^2+b^2-r^2.

Exemple. Le cercle de centre Ω(2 ; −1)\Omega(2\,;\,-1) et de rayon 33 a pour équation (x−2)2+(y+1)2=9(x-2)^2+(y+1)^2=9, soit x2+y2−4x+2y−4=0x^2+y^2-4x+2y-4=0.

Reconnaître un cercle. Pour étudier x2+y2+px+qy+s=0x^2+y^2+px+qy+s=0, on regroupe en carrés (forme canonique) :

(x+p2)2+(y+q2)2=p2+q24−s\left(x+\dfrac p2\right)^2+\left(y+\dfrac q2\right)^2=\dfrac{p^2+q^2}{4}-s
  • Si le second membre est strictement positif : c'est un cercle ;
  • s'il est nul : c'est un point (le centre) ;
  • s'il est négatif : l'ensemble est vide.

Exemple. x2+y2−6x+4y−3=0x^2+y^2-6x+4y-3=0 s'écrit (x−3)2−9+(y+2)2−4−3=0(x-3)^2-9+(y+2)^2-4-3=0, soit (x−3)2+(y+2)2=16(x-3)^2+(y+2)^2=16 : cercle de centre (3 ; −2)(3\,;\,-2) et de rayon 44.

Un algorithme en Python. On programme le test sur le signe du second membre :

def cercle(p, q, s):
    # étudie x² + y² + p x + q y + s = 0
    k = (p**2 + q**2) / 4 - s
    if k > 0:
        return "cercle", (-p / 2, -q / 2), k ** 0.5
    if k == 0:
        return "point", (-p / 2, -q / 2)
    return "ensemble vide"

print(cercle(-6, 4, -3))  # affiche ('cercle', (3.0, -2.0), 4.0)

Cercle de diamètre [AB][AB]. C'est l'ensemble des points MM tels que MA→⋅MB→=0\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB}=0 (démontré au chapitre précédent). Son centre est le milieu II de [AB][AB] et son rayon vaut AB2\dfrac{AB}{2}.

💡 Astuce. Pour le cercle de diamètre [AB][AB], la méthode MA→⋅MB→=0\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB}=0 donne l'équation directement : (x−xA)(x−xB)+(y−yA)(y−yB)=0(x-x_A)(x-x_B)+(y-y_A)(y-y_B)=0.

Un peu d'histoire. Les cercles font partie des plus vieux objets mathématiques. La caractérisation du cercle de diamètre [AB][AB] comme ensemble des points MM tels que le triangle AMBAMB soit rectangle en MM semble remonter à Thalès. Mais ce n'est qu'au XVIIe siècle que Descartes élabore la méthode des coordonnées et écrit l'équation d'un cercle en repère orthonormé.

⚠️ Pièges :

  • Dans (x−a)2+(y−b)2=r2(x-a)^2+(y-b)^2=r^2, le second membre est r2r^2, pas rr.
  • Le centre est (a ; b)(a\,;\,b) avec les signes opposés : (x+1)2(x+1)^2 correspond à a=−1a=-1.
  • Avant de dire « c'est un cercle », vérifie que le second membre est strictement positif.

😄 Un cercle de rayon négatif, c'est comme une pizza de diamètre −30-30 cm : la livraison est impossible.

4. Cercle et droite parallèle à un axe, tangente

Intersection avec une droite parallèle à un axe. Soit C\mathcal{C} le cercle de centre Ω(a ; b)\Omega(a\,;\,b) et de rayon rr. Pour la droite x=kx=k, on remplace xx par kk dans l'équation du cercle :

(y−b)2=r2−(k−a)2(y-b)^2=r^2-(k-a)^2

On note m=r2−(k−a)2m=r^2-(k-a)^2. Si m>0m>0, il y a deux points (k ; b±m)\left(k\,;\,b\pm\sqrt m\right) ; si m=0m=0, un seul point (k ; b)(k\,;\,b) ; si m<0m<0, aucun point. Pour une droite y=ky=k, on procède de même avec (x−a)2=r2−(k−b)2(x-a)^2=r^2-(k-b)^2.

Exemple. Cercle x2+y2=25x^2+y^2=25. La droite y=3y=3 donne x2=16x^2=16, donc les points (−4 ; 3)(-4\,;\,3) et (4 ; 3)(4\,;\,3). La droite x=5x=5 donne y2=0y^2=0, donc le seul point (5 ; 0)(5\,;\,0). La droite x=6x=6 donne y2=−11y^2=-11 : aucun point.

Tangente en un point du cercle. Soit AA un point du cercle de centre Ω\Omega. La tangente en AA est la droite passant par AA et perpendiculaire à (ΩA)(\Omega A) (propriété vue au collège). Le vecteur ΩA→\overrightarrow{\Omega A} est donc normal à la tangente :

ΩA→⋅AM→=0\overrightarrow{\Omega A}\cdot\overrightarrow{AM}=0
ΩAtangenter
La tangente en A est perpendiculaire au rayon [ΩA]

Exemple. Cercle de centre Ω(1 ; 2)\Omega(1\,;\,2) et de rayon 55, A(4 ; 6)A(4\,;\,6). ΩA→(34)\overrightarrow{\Omega A}\begin{pmatrix}3\\4\end{pmatrix}, donc la tangente est 3(x−4)+4(y−6)=03(x-4)+4(y-6)=0, soit 3x+4y−36=03x+4y-36=0.

Lien avec l'intersection. Dans l'exemple x2+y2=25x^2+y^2=25 et x=5x=5, le seul point commun est A(5 ; 0)A(5\,;\,0). Le rayon [OA][OA] est horizontal et la droite x=5x=5 est verticale : elles sont perpendiculaires, donc x=5x=5 est bien la tangente en AA.

⚠️ Pièges :

  • Vérifie que AA est bien sur le cercle avant de chercher la tangente.
  • Pour la droite x=kx=k, substitue x=kx=k et résous en yy ; pour la droite y=ky=k, substitue y=ky=k et résous en xx.
  • Après avoir trouvé une coordonnée, donne l'autre : un point d'intersection a deux coordonnées.

😄 Une tangente qui coupe le cercle en deux points n'est plus une tangente : c'est une sécante qui a changé de nom.

5. Utiliser un repère pour étudier une configuration

Méthode en trois temps :

  • Traduire chaque donnée en équation (droite, cercle, condition de produit scalaire) ;
  • Résoudre le système ou calculer avec les coordonnées ;
  • Conclure par une phrase : « donc le point HH a pour coordonnées... », « donc l'ensemble est la courbe d'équation... ».

Exemple (approfondissement du programme : points équidistants de l'axe des abscisses et d'un point). Quel est l'ensemble des points M(x ; y)M(x\,;\,y) équidistants de l'axe des abscisses et du point F(0 ; 2)F(0\,;\,2) ?

Le projeté orthogonal de MM sur l'axe est (x ; 0)(x\,;\,0), donc la distance de MM à l'axe est ∣y∣|y|. Deux nombres positifs sont égaux si et seulement si leurs carrés le sont :

∣y∣=MF  ⟺  y2=x2+(y−2)2  ⟺  x2−4y+4=0  ⟺  y=x24+1|y|=MF\iff y^2=x^2+(y-2)^2\iff x^2-4y+4=0\iff y=\dfrac{x^2}{4}+1

L'ensemble cherché est la parabole d'équation y=x24+1y=\dfrac{x^2}4+1, de sommet (0 ; 1)(0\,;\,1).

💡 Astuce. Les trois hauteurs d'un triangle sont concourantes en un point, l'orthocentre (c'est un approfondissement du programme sur le produit scalaire).

Les trois médiatrices sont concourantes au centre du cercle circonscrit.

Calcule deux droites, trouve leur intersection, puis vérifie avec la troisième.

6. Approfondissement du programme : parabole et droite parallèle à un axe

La courbe d'équation y=ax2+bx+cy=ax^2+bx+c avec a≠0a\neq0 est une parabole. Le chapitre 1 donne ses éléments (axe de symétrie x=−b2ax=-\dfrac b{2a}, sommet) ; on étudie ici son intersection avec une droite parallèle à un axe.

-3-2-1123456-5-4-3-2-11234567S(1 ; −4)y = 5
La parabole y = x² − 2x − 3, son sommet S et la droite y = 5
  • Avec la droite y=ky=k : on résout l'équation du second degré ax2+bx+c=kax^2+bx+c=k (discriminant du chapitre 1) ;
  • avec la droite x=kx=k : il y a un seul point commun, (k ; ak2+bk+c)\left(k\,;\,ak^2+bk+c\right).

Exemple. y=x2−2x−3y=x^2-2x-3. Le sommet est S(1 ; −4)S(1\,;\,-4). Avec y=5y=5 : x2−2x−8=0x^2-2x-8=0, Δ=36\Delta=36, donc x=−2x=-2 ou x=4x=4. Les points communs sont (−2 ; 5)(-2\,;\,5) et (4 ; 5)(4\,;\,5). Avec x=3x=3 : le seul point commun est (3 ; 0)(3\,;\,0).

Pour aller plus loin, hors programme : une droite quelconque et un cercle

Le programme se limite aux droites parallèles aux axes. Pour une droite oblique, on substitue encore l'équation de la droite dans celle du cercle, ce qui donne une équation du second degré. Exemple. Cercle x2+y2=25x^2+y^2=25 et droite y=x+1y=x+1 : x2+(x+1)2=25x^2+(x+1)^2=25, soit x2+x−12=0x^2+x-12=0, donc x=3x=3 ou x=−4x=-4. Les points sont (3 ; 4)(3\,;\,4) et (−4 ; −3)(-4\,;\,-3).

Cette méthode n'est pas exigible : si un exercice la demande, l'énoncé la fournit.

Tu as maintenant le cours. Passe aux trois fiches, aux exercices de synthèse, puis au Guide de rédaction du chapitre.

Un doute sur ce chapitre ? On en parle ensemble, sans engagement.

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