✅ La suite (un) est croissante. (Elle est même strictement croissante à partir du rang 1 : u1=u0 mais u2>u1.)
Question 3
Les points (n ; uₙ) pour n de 0 à 4
Les points ne sont pas alignés : ils montent de plus en plus vite, car les écarts un+1−un=2n valent 0, 2, 4, 6. La suite n'est donc pas arithmétique.
On voit bien sur le nuage de points le sens de variation trouvé à la question 2 : les points ne descendent jamais.
Exercice 5 (★★) : un seuil avec Python
On considère la suite définie par un=2n2−3n+1.
1. Écrire un script qui renvoie le plus petit entier n tel que un>100.
2. Quelle valeur renvoie-t-il ? Le vérifier par le calcul.
✏️ Correction de l'exercice 5
Question 1
n = 0
while 2*n**2 - 3*n + 1 <= 100:
n = n + 1
print(n)
Question 2
Le script affiche 8.
Vérification :u7=98−21+1=78≤100 et u8=128−24+1=105>100 ✓
Exercice 6 (★★) : vrai ou faux
Justifier chaque réponse :
1. Si u0<u1<u2<u3, alors la suite (un) est croissante.
2. Si un+1−un=−3 pour tout n, alors (un) est décroissante.
3. La suite un=(−1)n est décroissante.
✏️ Correction de l'exercice 6
Affirmation 1
Le sens de variation se démontre pour tout n, pas sur quelques termes. Contre-exemple : un=−(n−3)2 donne u0=−9<u1=−4<u2=−1<u3=0, mais u4=−1<u3 : la suite n'est pas croissante.
❌ Faux.
Affirmation 2
un+1−un=−3<0 pour tout n : la suite est strictement décroissante.
✅ Vrai.
Affirmation 3
u0=1, u1=−1, u2=1 : elle alterne. Elle n'est ni croissante ni décroissante.
❌ Faux.
Exercice 7 (★★) : conjecturer une limite
On définit u0=0 et un+1=0,5un+3 pour tout entier n.
1. Calculer u1, u2, u3 et u4.
2. Quelle limite peut-on conjecturer pour (un) ?
3. Écrire un script Python qui affiche u15.
✏️ Correction de l'exercice 7
Question 1
u1=0,5×0+3=3.
u2=0,5×3+3=4,5.
u3=0,5×4,5+3=5,25 et u4=0,5×5,25+3=5,625.
✅ u1=3, u2=4,5, u3=5,25 et u4=5,625.
Question 2
Les termes augmentent, mais de moins en moins : l'écart à 6 est divisé par 2 à chaque étape (6−3=3, 6−4,5=1,5, 6−5,25=0,75).
✅ On conjecture que la suite tend vers 6.
Question 3
On répète 15 fois le calcul de la relation de récurrence :
u = 0
for k in range(1, 16):
u = 0.5 * u + 3
print(u)
Le script affiche environ 5,9998.
✅ u15≈5,9998 : cela confirme la conjecture 6.
Exercice 8 (★★) : motifs et dénombrement
Des jetons sont disposés en rectangles : la figure n compte n lignes et n+1 colonnes. On note rn le nombre de jetons de la figure n.
Rectangles de jetons : n lignes et n+1 colonnes
1. Donner r1, r2, r3 et r4.
2. Exprimer rn+1 en fonction de rn.
3. Donner une formule explicite de rn. La suite (rn) est-elle arithmétique ? géométrique ?
4. Dans un groupe de n personnes, chacune serre la main de chacune des autres, une seule fois. On note pn le nombre de poignées de main. Calculer p1, p2, p3, p4, p5. Combien de poignées s'ajoutent quand une (n+1)-ième personne arrive ? En déduire une formule explicite de pn puis p30.
✏️ Correction de l'exercice 8
Question 1
On compte lignes × colonnes : r1=1×2=2, r2=2×3=6, r3=3×4=12, r4=4×5=20.
✅ r1=2, r2=6, r3=12 et r4=20.
Question 2
De la figure n à la figure n+1, on ajoute une colonne de n jetons et une ligne de n+2 jetons, soit n+(n+2)=2n+2 jetons.
✅ rn+1=rn+2(n+1). Vérification : r2=2+4=6 et r3=6+6=12.
Question 3
La figure n est un rectangle de n lignes et n+1 colonnes, donc rn=n(n+1).
Les écarts valent r2−r1=4 et r3−r2=6 : ils ne sont pas constants. Les quotients valent 26=3 et 612=2 : ils ne sont pas constants non plus.
✅ rn=n(n+1), et la suite n'est ni arithmétique ni géométrique. (Les deux couleurs montrent que rn est le double du nombre triangulaire Tn.)
Question 4
Avec 1, 2, 3, 4, 5 personnes : p1=0, p2=1, p3=3, p4=6, p5=10.
La nouvelle personne serre la main des n personnes déjà présentes : pn+1=pn+n.
On additionne les écarts pk+1−pk=k pour k de 1 à n−1 : pn−p1=1+2+⋯+(n−1)=2(n−1)n, et p1=0.
✅ pn=2n(n−1), donc p30=230×29=435.
Exercice 9 (★★) : lire un nuage de points
Le graphique représente les premiers termes d'une suite (vn).
Les premiers termes de (vₙ) : points (n ; vₙ) pour n de 0 à 7
1. Lire (valeurs approchées) v0, v1 et v2.
2. Quel sens de variation conjecturer ? Quelle limite ?
3. Calculer v0v1 et v1v2 avec les valeurs lues. On admet que (vn) est géométrique : donner vn en fonction de n, puis calculer v7 et le comparer au graphique.
4. Traduire en une phrase l'évolution d'un terme au suivant.
✏️ Correction de l'exercice 9
Question 1
On lit v0=6, v1≈4,8 et v2≈3,8.
Question 2
Les points descendent quand n augmente, mais de moins en moins vite, et se rapprochent de l'axe des abscisses.
✅ On conjecture que la suite est décroissante et que sa limite est 0.
Question 3
v0v1≈64,8=0,8 et v1v2≈4,83,8≈0,8. Le rapport est constant : q=0,8.
Avec v0=6 : vn=6×0,8n. Alors v7=6×0,87≈1,26, ce qui correspond au dernier point du graphique.
✅ vn=6×0,8n et v7≈1,26.
Question 4
Multiplier par 0,8=1−10020 revient à une baisse de 20%.
✅ Chaque terme est égal à 80% du précédent : vn+1=0,8vn (baisse de 20% à chaque étape).
Exercice 10 (★★) : de la récurrence à la formule explicite
On reprend la suite de l'exercice 4 : u0=1 et un+1=un+2n.
1. Écrire uk+1−uk pour k=0, 1, 2, puis additionner ces écarts pour k de 0 à n−1. En déduire une formule explicite de un.
2. Vérifier la formule avec u4, puis calculer u20.
3. Retrouver le sens de variation de (un) à partir de la formule explicite.
✏️ Correction de l'exercice 10
Question 1
u1−u0=0, u2−u1=2, u3−u2=4, et plus généralement uk+1−uk=2k.
En additionnant pour k de 0 à n−1, les termes intermédiaires se simplifient : un−u0=2(0+1+2+⋯+(n−1))=2×2(n−1)n=n(n−1).
✅ un=1+n(n−1)=n2−n+1.
Question 2
u4=16−4+1=13, ce qui est bien la valeur trouvée à l'exercice 4. Puis u20=400−20+1=381.